Le variant Delta reste la menace principale pour l’heure même si la menace du nouveau variant Omicron plane sur le pays, soutient le directeur général de l’Institut pasteur, Fawzi Derrar.

«Il ne faut pas se tromper de cible. Actuellement la cible c’est le variant Delta. A coté, il y’a une menace émergente, l’Omicron, qui, d’après les données de modalisation, sera un problème majeur aux environs de février mars », a indiqué M. Derrar ce 06 décembre sur les ondes de la radio Chaine 3 en insistant, particulièrement sur l’urgence de revenir aux « mesures préventives essentielles, telle que la vaccination et la distanciation sociale».

Delta ou Omicron, le vaccin meilleur moyen de protection

Pour le directeur de l’Institut Pasteur d’Alger, le vaccin reste le meilleure moyen pour se prémunir contre le virus, tout en reconnaissant que son efficacité contre le variant Omicron n’est pas encore prouvée scientifiquement.

« On n’a pas encore les données. On essaye de tester, à présent, l’activité neutralisante des sérums vaccinaux contre les souche de l’Omicron et on aura les résultats dans une ou deux semaines », a-t-il précisé.

M. Derrar, souligne toutefois, que la vaccination reste «bénéfique quel que soit le scénario, parce que l’immunité résiduelle qui persiste après une vaccination peut protéger contre les formes graves du coronavirus».

Saluant la décision du ministère des transports qui a imposé le « pass sanitaire » pour les transports maritimes, M. Derrar appelle à sa généralisation pour maximiser “l’adhésion vaccinale” parce qu’il s’agir de protéger la population et de faire face au variants qui vont apparaitre à l’avenir.