L’Atelier Akatombo propose en ce début d’année un manga seinen créé par deux artistes japonais : Naoki Yamamoto et Suzuki Matsuo. Il s’agit de l’unique collaboration entre les deux auteurs. Le manga est paru initialement en 2005 au Japon, sous le titre Hakai. Le récit suit la rencontre d’une femme fatale et d’un jeune homme pas si ordinaire que ça.

Par Rouchdi BERRAHMA
Pour ce manga, j’applaudis le service presse d’Atelier Akatombo! Manon Baujean m’a totalement fait craquer, sans lire le résumé. Maintenant que la lecture a été faite, je peux vous dire que Fatale fiancée est une vraie pépite du genre. J’ai d’abord essayé de comprendre l’histoire et là où elle souhaitait en venir, mais alors ce oneshot c’est du heavy ! Nous avons Kazuchi, un trentenaire, qui a repris l’imprimerie familiale au bord de la faillite. Il n’a pas une minute pour lui. Un jour, un ouvrier perd deux doigts dans un accident de travail. Devant emprunter à des usuriers, Kazushi fait également face à la violence du frère du blessé.
La vie de Kazuchi prendra une tournure toute autre quand il croisera la belle et intense Mitsuko. On peut dire qu’elle est également mystérieuse et… très spéciale. Et si, malgré les apparences, Kazushi était lui aussi quelqu’un de très spécial ? Peu à peu, il dévoile lui aussi sa personnalité.
Ne vous attendez surtout pas à une histoire d’amour toute belle et toute rose, ce seinen est un moyen de traiter sur de sujets sombres et tabous donc attention si vous êtes un public sensible. Malgré les sujets, je me suis laissé emporter par ce duo assez atypique. Une belle histoire avec un graphisme excellent dans la pure tradition des beaux mangas japonais. Fatale fiancée est un manga à découvrir.
Né en 1962 dans la préfecture de Fukuoka, Suzuki Matsuo est romancier, scénariste, producteur, directeur de théâtre et acteur. Il démarre dans le théâtre en 1988 et crée sa propre troupe, Otona Keikaku. En 2004, il réalise son premier film : Koi no mon (Otakus in Love). En 2008, il reçoit le Prix de l’Académie japonaise du meilleur scénario pour Tōkyō tawā : Okan to boku to, tokidoki, oton (La tour de Tokyo, maman et moi, et parfois papa).
Né en 1960 sur l’île d’Hokkaidō, le mangaka Naoki Yamamoto s’est formé à l’école Gekigasonjuku, créée par le scénariste Kazuo Koike, tout en suivant ses études en sciences de l’éducation à l’université Waseda. Il fait ses débuts en 1984. Parmi ses œuvres : Happa 64, Asatte Dance et Blue. En 2010, Red a reçu le Prix d’excellence en catégorie manga du Japan Media Art Festival.
Fatale fiancée de Naoki Yamamoto et Suzuki Matsuo, Atelier Akatombo, janvier 2023 <