Par Nadir Kadi
L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a fait savoir, vendredi, que la moyenne des prix mondiaux des produits alimentaires avait enregistré une nouvelle baisse durant le mois d’octobre. Cette diminution globale des prix, reste toutefois largement «compensée» par le coût des céréales ; leurs prix enregistrent en un mois, selon les donnés de «Indice FAO», une hausse de plus de 3% sur l’ensemble des marchés internationaux.
L’«indice FAO» analyse les variations mensuelles des prix, en prenant pour référence un panier des cinq groupes de produits alimentaires couramment commercialisés. Le dernier rapport pour le mois d’octobre 2022 précise que la baisse globale des prix se poursuit après le «record» enregistré en mars dernier dans le sillage de la guerre en Ukraine. L’indice FAO, poursuit le document, est «en baisse de 14,9% par rapport à son sommet historique enregistré en mars 2022», une moyenne mensuelle qui reste toutefois «2,0% au-dessus de son niveau d’octobre 2021». Et dans cette logique, l’Organisation des Nations unies explique à propos des produits alimentaires en hausse, qu’il s’agit principalement des céréales de base, ces dernières ont augmenté de plus de 3% au cours du mois «… reflétant principalement les incertitudes liées à l’Initiative céréalière de la mer Noire ainsi qu’une révision à la baisse des approvisionnements aux Etats-Unis d’Amérique».
Une situation qui devrait perdurer dans les prochains mois, la FAO, revoyant à la baisse, ses perspectives concernant la production céréalière mondiale en 2022, qui «devrait s’établir à 2 764 millions de tonnes, soit une baisse de 1,8 % par rapport à 2021».
Quant au «détail» des productions céréalières en hausse, il apparaît qu’elles restent entraînées par une augmentation relativement importante du cours du blé, ayant «progressé de 3,2%» ; même situation pour les céréales dites «secondaires» avec une hausse de 4,3% des prix mondiaux du maïs qui «s’explique par l’affaiblissement des perspectives de production aux Etats-Unis d’Amérique et dans l’Union européenne, ainsi que par le temps sec en Argentine lors des semis» en plus de «l’incertitude quant à l’avenir des exportations de l’Ukraine».
Des hausses des prix, plus modérées, sont par ailleurs notées en ce qui concerne l’orge et le riz : «les prix mondiaux de l’orge n’ont (…) que légèrement progressé (0,3%)», alors que l’anticipation en ce qui concerne le cours du riz et de plus 1% pour la prochaine récolte attendue en Asie.
Augmentation des prix de céréales de 3,2% pour le blé et de 3,5 % pour les «céréales secondaires» ; ces hausses enregistrées durant le mois d’octobre ont par ailleurs «couvert» les importantes baisses de prix d’autres produits de base. Ainsi, il est précisé par la FAO que le prix des huiles végétales a baissée de 1,6 % et situait aujourd’hui son cours «à près de 20 % en dessous de son niveau de l’année précédente», une baisse qui est toutefois nuancée en rappelant que «la hausse des cours internationaux de l’huile de tournesol a été plus que compensée par la baisse des prix mondiaux des huiles de palme, de soja et de colza».
Par ailleurs, la FAO a expliqué la baisse des prix des produits laitiers «de 1,7 %» par «des achats inférieurs aux attentes de la Chine, une demande d’importations atone et l’affaiblissement de l’euro par rapport au dollar américain» ; même chose en ce qui concerne la baisse de «de 1,4 %» enregistrée sur les prix internationaux de la viande ovine, bovine et de volaille «en raison d’une demande mondiale d’importation globalement modérée et d’une augmentation des disponibilités exportables».<