Sur les huit fonctionnaires arrêtés pour falsification de signatures des formulaires pour la présidentielle, à l’annexe administrative communale de la cité Draïa Ahmed dans la commune de Souk Ahras, quatre ont été placés sous mandat de dépôt, avant-hier soir, par le procureur de la République près le tribunal de la même ville.
Le cinquième a été placé sous contrôle judiciaire, selon les services judiciaires de la wilaya de Souk Ahras. «Falsifier des formulaires de souscription de signatures pour un des postulants aux prochaines présidentielles, devant se dérouler le 12 décembre prochain, constitue un grave délit pour la crédibilité du processus électoral en cours», a-t-on indiqué.
«Cinq inculpés dans cette affaire sont des femmes, dont la déléguée communale de la cité Draïa Ahmed», a précisé la même source, rappelant que ces fonctionnaires ont été confondus à la fin de la semaine passée par des membres de la délégation de wilaya de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), alors qu’ils falsifiaient des formulaires de souscription de signatures au profit d’un des postulants pour la candidature à l’élection présidentielle». Le président de la délégation de wilaya de l’ANIE, Othmane Menadi, a qualifié ce qui s’est passé de «fait isolé», ajoutant qu’«aucune velléité de fraude ne sera tolérée afin d’assurer la transparence de l’opération électorale». De son côté, le président de l’APC de Souk Ahras Mustapha Rouaïnia a rendu public un communiqué, dans lequel il a indiqué que «cet agissement n’a rien à avoir avec l’éthique des membres de l’APC qui s’attachent toujours à appliquer la loi, à se tenir aux missions qui sont les leurs et à s’opposer aux tentatives illégitimes de perturber et entraver le processus électoral en cette conjoncture où le pays a besoin de l’union de tous ses enfants».I. D.