Les services de la commune de Bir El Djir ont effectué récemment une opération de démolition de 14 habitations illicites au niveau des falaises de Belgaïd, dont 8 entourages, a affirmé le P/APC de Bir El Djir, Guenfoud Mohamed El Amine. Mais ce qui est alarmant sur place est l’augmentation du nombre de baraques ces dernières années.

En effet, leur nombre, en 2006, était de 46 seulement, avant de passer à 222, selon les dernières estimations, soit une augmentation de 176 baraques. Pour ces dernières, il n’y aura pas de solution miracle, le sort de ces habitations s’achemine vers la démolition, selon les explications du P/APC. Les services de la wilaya ont réagi ces dernières semaines au phénomène des habitations illicites. Le wali d’Oran Mouloud Cherifi a révélé une nouvelle stratégie de veille et d’alerte pour minimiser ce phénomène. Le nombre des habitations illicites à Oran est estimé à 41 000. Dans plusieurs endroits, des baraques sont réalisées au su et au vu de tout le monde avec parfois une certaine complicité de la part des élus locaux, qui ne réagissent pas en voyant ces habitations illicites s’ériger. Des sommes colossales sont déboursées par des simples citoyens à la recherche d’un abri à des courtiers. Ces derniers ne sont pas de simples citoyens, plutôt des malfaiteurs qui n’hésitent pas à squatter des terres agricoles ou forestières, découpent des arbres, piétinant la loi. Mais le plus important dans tout cela, ce sont les sommes colossales déboursées, si on estime à 40 millions de centimes pour chaque baraque, ce sera 4 milliards de centimes pour 100. Ce qui démontre le profit énorme de cette «mafia » bien structurée. Les services concernés interviennent dans la plupart du temps au moment où les baraques sont réalisées. Pourquoi les P/APC ne demandent pas la réquisition des forces de sécurité dès le début de la réalisation de ces maisons de fortune ? Pourquoi restent-ils les bras croisés devant l’aggravation de ce problème ? Après la grande opération de démolition, effectuée il y a quelques semaines dans la commune de Ben Fréha, des individus impliqués dans la réalisation et la commercialisation de ces taudis ont été arrêtés et présentés devant la justice qui a prononcé une peine d’un an de prison à leur encontre. La question qui se pose : cela est-il suffisant, pour faire face à ce phénomène qui est ancré depuis plusieurs années à Oran ? Lorsque les autorités à la recherche de la paix sociale et craignant la réaction des citoyens ne pouvaient pas intervenir, pour démolir des centaines de taudis qui ceinturent la ville.J. M.