L’Algérie et le Royaume-Uni sont appelés à négocier un accord de coopération globale et bilatérale en remplacement de l’accord d’association avec l’Union européenne. Le Brexit est passé par là, engendrant une nouvelle donne avec un partenaire des plus importants. Le Royaume-Uni, qui ne fait plus désormais partie de l’UE, est contraint de revoir ses accords bilatéraux avec les autres pays du monde, dont l’Algérie. C’est également une opportunité pour l’Algérie de reconstruire les relations avec ce pays important sur des bases nouvelles et prometteuses. Sans le garrot imposé généralement par les normes de Bruxelles. La formule
« gagnant-gagnant » que les politiques aiment à répéter diplomatiquement gagnerait, sans jeu de mot, à être une réalité tangible. Il s’agit absolument de profiter de la conjoncture, celle des changements que voudrait entreprendre l’Algérie avec cette sortie officielle du Royaume-Uni de l’Union européenne, pour hisser les relations entre les deux pays au niveau de leurs potentiels énormes et nombreux. D’autant plus que le Brexit pourrait ainsi constituer un
« nouveau début » pour Londres qui cherche désormais à donner un nouveau souffle pour le commerce britannique avec le reste du monde, à travers notamment de « nouveaux partenariats ». Pour l’Algérie, la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne est bien une occasion pour le développement des relations commerciales dans beaucoup de secteurs. Pour peu que nos décideurs y voient une opportunité à ne pas rater pour booster des relations particulières. Selon les chiffres de l’Agence nationale de promotion du commerce extérieur, avec 2,3 milliards de dollars en 2019, l’Algérie avait été le deuxième fournisseur africain du Royaume-Uni, après l’Afrique du Sud. En contrepartie, et sans surprise, les exportations algériennes vers le Royaume-Uni ont été outrageusement dominées par les hydrocarbures à hauteur de 98,9%. Un déséquilibre à atténuer.