Lundi, le Tribunal arbitral du sport (TAS) a décidé de lever la suspension de deux ans de toutes compétitions européennes infligée par l’UEFA à Manchester City. Une décision vivement critiquée, entre autres, par José Mourinho et Jurgen Klopp.
C’est une décision qui risque de faire parler encore longtemps. Alors que Manchester City avait écopé en février dernier par l’UEFA de deux ans d’exclusion de toutes compétitions européennes pour non respect du fair-play financier, cette suspension a finalement été levée par le TAS lundi. Un choix qui fait forcément le bonheur des Citizens mais qui suscite de nombreuses réactions dans le monde du football.

«Décision honteuse»
Mardi, Jürgen Klopp a été le premier à dégainer outre-Manche. A la veille d’un déplacement sur la pelouse d’Arsenal, le tacticien allemand a d’abord ironisé : «Je suis content que Manchester City puisse participer à la Ligue des Champions la saison prochaine car ils auraient pu avoir des matches en moins et être plus frais en Premier League.» Mais l’ancien coach de Dortmund s’est ensuite montré bien plus critique envers cette décision du TAS : «Hier, ce n’était pas un bon jour pour le football. Je souhaite le meilleur à tout le monde mais je suis un partisan du Fair-Play Financier (…) J’espère que ce système sera maintenu. Sinon, les personnes les plus riches au monde peuvent investir autant qu’ils veulent et on ne pourra plus les concurrencer.»
Et Klopp n’est pas le seul à avoir réagi. Son homologue portugais José Mourinho a aussi réagi, qualifiant cette déciison de «honteuse». «Si vous n’êtes pas coupable, vous ne devriez pas avoir d’amende. S’ils sont coupables, la décision est une honte et vous devriez être banni de la compétition» s’est emporté l’entraîneur de Tottenham hier.
Guardiola répond
à la charge de Tebas
Mais les deux hommes n’ont pas été les seuls à critiquer la décision du TAS. Lundi, c’est le président de la Ligue espagnole de football Javier Tebas qui s’est payé l’instance auprès de la BBC : «La Suisse est un pays avec une grande histoire dans les arbitrages mais le tribunal arbitral du sport n’est pas à la hauteur. Nous devons voir si le TAS est l’organe approprié pour faire appel des décisions institutionnelles dans le football.»
Mardi, Pep Guardiola a répondu au patron du football espagnol : «Il fait partie de ceux qui, lorsque la sentence est en sa faveur, sont parfaits, comme cela s’est passé en Espagne. Mais quand cela va contre lui, il y a toujours des problèmes.» Bonne ambiance, donc.