Cela prendra moins de 6 mois pour voir un nouveau président à la tête de la Fédération algérienne de football (FAF). En effet, le 31 mars dernier, Charaf-Eddine Amara a annoncé son départ de la présidence de l’instance. Toutefois, l’intronisation ne peut se faire immédiatement car il y a une procédure à respecter. Ainsi, lors de la réunion du Bureau Fédéral (BF) tenue dimanche soir, une feuille de route a été tracée dans ce sens.

Par Mohamed Touileb
Non. Amara n’est pas revenu sur sa décision. Comme il l’avait déjà mentionné : « Je suis toujours décidé à partir. Mais il y a une procédure réglementaire à suivre avant la passation de consignes. » Et les choses se mettent en place.

Déblayage avant les élections
En attendant, le successeur de Kheireddine Zetchi, qui aura tenu moins d’un an aux commandes de la FAF, a pris le temps de faire du nettoyage autour avant de mettre en place sa sortie de l’instance. Ainsi, Mouldi Aïssaoui et Amara Bahloul, qui faisaient partie du BF, ont été écartés. Un petit nettoyage avant de mettre une place la sortie pour Amara qui ne voulait pas que certains « insurgés » profitent de son départ pour se placer et se poser aux manettes de la structure. Surtout qu’il y a des amendements à faire avant les prochaines élections. Dès lors, confier la présidence provisoire à l’illustre joueur du FLN, Mohamed Maouche, représentait une sorte de menace pour le bon fonctionnement de la FAF. Ce dernier, premier vice-président dans la hiérarchie, pouvait être manipulé par Aïssaoui et Bahloul pour leurs intérêts personnels. En tout cas, lors du conclave tenu avant-hier soir, il a été convenu de fixer l’Assemblée générale extraordinaire (AGex) pour la mise en conformité des statuts de la FAF avec ceux de la FIFA le 12 mai prochain.

Quid de Belmadi ?
Sept jours plus tard, il s’agira d’approuver les bilans financier et moral de l’année 2021 sous la gouvernance d’Amara. En outre, le BF a booké la date du 09 juin à venir pour tenir la tant attendue Assemblée générale élective (AGE). A son issue, on connaîtra l’identité de celui qui prendra le relais d’Amara pour diriger un football algérien qui vit une passe compliquée après les récents résultats peu réjouissants de la sélection.
En effet, à sa venue, Amara a trouvé une équipe nationale qui sortait d’une consécration à la Coupe d’Afrique des nations 2019 en Egypte et qui tournait à plein régime. Désormais, les « Fennecs », qui restent la vitrine principale du « sport à onze », vivent une vraie crise : une élimination précoce à la CAN-2021 et une non-qualification à la Coupe du Monde 2022. Le prochain boss à Dely Brahim a du pain sur la planche. Sans oublier le «dossier Djamel Belmadi» qu’il faudra ficeler avant son arrivée. C’est pour dire que le coach de l’EN aura certainement une idée de qui présidera la FAF avant le 09 juin puisque l’EN aura entamé sa campagne de qualification à la CAN-2023.