Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a affirmé, jeudi lors d’une réunion tenue à la demande des représentants des étudiants, au siège du ministère avec entre autres le directeur des études supérieurs et conseiller du ministère, que les «revendications pédagogiques des étudiants en pharmacie sont prises en charge à travers les mécanismes de suivi mis en place».

La réunion a été consacrée, indique le MESRS, à la «poursuite du dialogue et de la concertation autour de l’évaluation, par étape, des revendications pédagogiques retenues lors des différentes rencontres et inscrites dans le rapport de la dernière réunion tenue le 24 janvier». Dans son communiqué, le ministère a appelé «les étudiants en pharmacie à reprendre les cours dans les plus brefs délais pour pouvoir récupérer les cours perdus, notamment les travaux pratiques». Concernant les étudiants, ils se sont exprimés sur les réseaux sociaux et ont indiqué avoir transmis leurs doléances à la tutelle tout en «argumentant et éclaircissant ce qui empêche la reprise des cours et la suspension du mouvement de protestation», lit-on sur la page facebook de la coordination nationale des étudiants en pharmacie. Les étudiants grévistes expliquent que leur principal objectif est d’avoir un «procès-verbal satisfaisant» dans lequel sont précisées les modalités et les mécanismes de la concrétisation des revendications du volet pédagogique. Pour sa part, le ministère a réitéré «sa disposition à poursuivre le dialogue, la voie adoptée par le secteur dans le traitement des revendications objectives». Les étudiants en pharmacie réclament, rappelons-le, la réduction du nombre d’étudiants admis dans la discipline de pharmacie, à réformer l’aspect «facultatif» de la 6e année pharmacie pour qu’elle soit «obligatoire ainsi que l’ouverture de nouvelles spécialités, comme la «pharmacie clinique, pharmacie industrielle et pharmacie hospitalière». Reçu le 5 février dernier par le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, ce dernier a accepté la création de deux branches. Il a aussi promis de faire passer les diplômés en pharmacie du 13e au 14e échelon dans la grille des salaires, alors que les étudiants qui font sept ans d’études pourront passer à l’échelon 16 dès l’année prochaine. Concernant les revendications socio professionnelles, les étudiants demandent au ministre de la Santé Abdelmalek Boudiaf «de laisser ouvrir de nouvelles officines», l’officialisation du statut de pharmacien assistant et de recruter au moins un pharmacien dans les structures de santé publique et de respecter la réglementation qui stipule que «le pharmacien est la seule personne habilité à délivrer un produit pharmaceutique».