Ils étaient nombreux les ménages à s’étonner du montant élevé de leur facture de consommation d’eau potable que leur a transmise, ces derniers jours, la Société des eaux et de l’assainissement d’Alger (Seaal). Ces derniers déduisant de facto que la Seaal a procédé à une révision à la hausse du prix unitaire du mètre cube livré à ses abonnés. Pour en avoir le cœur net, certains se sont empressés de savoir si c’était le cas où y a-t-il une autre raison alors qu’ils restent convaincus que leur consommation moyenne n’a aucunement grimpé. Et d’apprendre, à travers le numéro vert de la Seaal, par la voie de son service commercial, que le tarif du mètre cube livré à la clientèle n’a pas connu de changement, soit la même tarification appliquée auparavant. Mais selon la personne qu’a pu joindre Reporters, par le biais de ce même numéro vert de la Seaal, qu’il est de coutume chez cette société de reporter dans la première facture que reçoit la clientèle le montant inscrit correspondant à une période de consommation d’eau plus longue par rapport aux factures établies antérieurement. En clair, «pour des raisons comptables, la Seaal procède de cette manière, ce qui lui permet d’épurer l’exercice comptable en fin d’année», explique à Reporters le responsable du service commercial. «Souvent le montant élevé transcris sur la facture correspond à des impayés ou des retards de paiement provoqués par les mesures de confinement pour lutter contre la propagation de la pandémie de ma Covid-19 qui, en quelques mois, ont rendu impossibles le relevé des compteurs. Et du coup, nous n’avons pas pu établir de facture. Cette carence a été résolue depuis la fin du troisième trimestre 2020. Ce n’est qu’à partir d’octobre que nous sommes revenus à la normale, celle de procéder aux relevés des compteurs selon le timing adopté et de remettre les factures à leur destinataire», a conclu notre vis-à-vis. Cela dit, on peut avancer que la Seaal gagnerait à lancer l’information, par un communiqué, indiquant qu’elle n’a procédé à aucune hausse de ses tarifs afin que sa clientèle puisse être fixée et se rendre à l’évidence que le montant de la dernière facture correspond bien aux volumes d’eau consommés.
Toujours est-il que les ménages redoutent que leur prochaine facture d’électricité et de gaz, qui ne va pas tarder, soit également élevée. Et que pour l’honorer, ils n’auront d’autres choix que de puiser dans leur budget de consommation courante. Il s’agira donc pour de nombreuses familles de serrer un peu plus sa ceinture tout en espérant que d’autres augmentations des prix des produits alimentaires n’interviennent pas sur les étals des détaillants. Ce qu’ils craignent pour plusieurs raisons depuis que leur pouvoir d’achat est en nette régression. Les semaines qui viennent apporteront la réponse à cette inquiétude. D’ici là, les faibles revenus vont devoir se rendre à l’évidence qu’ils pourraient connaître d’autres privations. <