A l’approche de l’Aïd El Adha, et dans un contexte sanitaire marqué par une nette augmentation des cas de contamination à la Covid-19 et un certain relâchement dans l’application des gestes barrières, les services de sécurité, police et gendarmerie, ont fait savoir qu’ils allaient appliquer, mais surtout «renforcer» les contrôles. Le «plan» mis en place, alors que le gouvernement a reconduit dimanche les mesures de confinement pour 15 jours supplémentaires, prévoit notamment l’encadrement et l’application des règles d’hygiène et de santé publique dans les abattoirs et la suspension des transports public et privé tout au long du week-end de l’Aïd. Ainsi le responsable de la cellule de Communication et de Presse à la DGSN, le commandant Amar Laroum a fait savoir, dans un communiqué publié lundi, que la DGSN a tracé un «plan de sécurité» qui prévoit «une adaptation et un renforcement du système de travail des équipes opérationnelles». L’objectif est pour les agents de la DGSN de contrôler et lutter contre les points de vente non autorisés de mouton, mais aussi l’organisation de la circulation, mais aussi d’accompagner «les services spécialisés dans les abattoirs autorisés afin de s’assurer du respect des règles d’hygiène et de santé publique». La DGSN annonce par ailleurs qu’elle fera «respecter scrupuleusement» les consignes de prévention liées à la situation épidémiologique, notamment la «suspension du transport collectif urbain des individus, public et privé, durant le week-end, à l’exception des taxis», et «l’organisation du trafic des véhicules au niveau des pompes à essence».
Mesures qui s’ajoutent, explique le communiqué, à la mission déjà édictée à la DGSN par le décret exécutif du 16 juillet 2020 «portant consolidation du dispositif de prévention et de lutte contre la propagation du coronavirus», en continuant à veiller au respect du confinement partiel à domicile ainsi qu’à l’interdiction du trafic routier inter-wilayas, à l’exception du transport des personnels et marchandises. La Gendarmerie avait également rappelé que la circulation routière restait encore interdite entre les wilayas les plus touchées par la Covid-19. «Nous rappelons aux usagers de la route l’interdiction de la circulation routière de et vers les 29 wilayas». Les services de la gendarmerie sont notamment chargés de faire respecter cette interdiction.
Ces dispositions visent à limiter la hausse des contaminations et qui devront être appliquées alors que l’on pouvait constater hier un certain relâchement de la population à l’approche de l’Aïd. Les Algérois, entre peur des contaminations et volonté de perpétuer les traditions sont, cependant, nombreux – peut-être même majoritaire – à avoir renoncé cette année au sacrifice rituel. Une décision qui se reflétait hier dans les rues d’Alger. Les ovins étaient, en effet, très peu visibles à seulement quatre jours de l’Aïd. <