Le Syndicat national des médecins libéraux (SNML) a fait des «propositions d’organisation de l’activité médicale libérale» en cette période prévention et de lutte contre le coronavirus. Lesquelles propositions ont été transmises aux directeurs de santé publique de wilaya ainsi qu’aux des médecins libéraux, souligne le SNML, dans une lettre adressée au ministère de la Santé, ce dernier ayant, la veille, publié une directive officielle obligeant les médecins libéraux de reprendre leurs activités. Dans ce sens, «le SNML appelle les médecins libéraux à assurer des permanences sous conditions des moyens dont ils disposent pour la sécurité des soins», lit-on dans la lettre de proposition. Rappelant que sa mission consiste à défendre les intérêts matériels et moraux des médecins libéraux, le SNML considère également que «d’un point de vue juridique», les praticiens de santé libérale «sont dans l’obligation d’assurer un service minimum de leur activité de soins» face à la pandémie du Covid -19 et au risque «élevé» de contamination résultant de l’accès et du «manque flagrant» de moyens adéquats et matériels essentiels à la protection de la santé des professionnels de santé et de leurs patients», souligne-t-il toutefois. C’est pourquoi, d’ailleurs, «les déplacements des patients vers les cabinets médicaux ne doivent être effectués qu’à titre exceptionnel pour des nécessités impérieuses de soins», préconise le même syndicat.
Les médecins libéraux sont tenus, ainsi, d’informer les patients par «affichage» à l’entrée de leur cabinet des horaires de travail, et de «recevoir» les patients dans la «limite des moyens de protection» pour le praticien, son personnel et ses patients afin de préserver une qualité des soins et de sécurité, du fait que les «médecins ne doivent pas faire courir de risque disproportionné à leurs patients», lit-encore. En matière de moyens de protection, le SNML cite notamment les masques de protection, les gants et du gel hydroalcoolique. Pour émettre ses propositions, le syndicat s’appuie sur «des textes de lois en vigueur, en particulier, la Constitution et la Loi sanitaire de novembre 2018 et le code de déontologie médicale». Pour rappel, les médecins libéraux ont été accusés de se démarquer de leurs responsabilités pour avoir fermé leurs cabinets médicaux. En réponse aux accusations, les mis en cause ont réagi, justifiant leur décision par un souci de «prévention» et aussi par «crainte de s’exposer au danger par manque de moyens consacrés aux services d’accès aux soins». A ce propos, la section ordinale nationale des chirurgiens dentistes n’a pas hésité, la semaine dernière, à reprocher ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière (MSPRH) de «ne pas mettre à la disposition des praticiens privés des équipements de protection, leur permettant de poursuivre ou de reprendre leurs activités». Les moyens de protection sont «indéniablement nécessaires pour protéger sa personne, son assistante ainsi que chacun des patients reçus», a soutenu la section syndicale.