L’ancien président de la Fédération nationale des travailleurs de la solidarité, affiliée au Snapap vient de remettre au goût du jour son projet de création d’un syndicat autonome. Il semblerait que l’évolution de la situation au sein du secteur, notamment l’opération d’assainissement de l’ADS, a amené ce personnage controversé à relancer son projet.

Selon des écrits adressés aux travailleurs du secteur, notamment les centres spécialisés, les cellules de proximité, TS, etc., dont Reporters détient une copie, un appel a été lancé pour la tenue d’une conférence nationale constitutive du nouveau syndicat, dénommé syndicat national de l’administration de la solidarité (Snas). Porté à bout de bras par l’ancien inspecteur général, limogé après une série de scandales, la création de ce syndicat n’obéit à aucune considération ou préoccupation socioprofessionnelle. « La ministre a commencé à assainir les rangs de l’agence, surtout après le dernier rapport du ministère des Finances qui a dévoilé le pot-aux-roses, sans oublier le scandale des projets de coopération, sous la loupe de l’IGF en ce moment. Tous les directeurs désignés par ce directeur général en remplacement de l’ancienne équipe chassée de la direction générale, doivent quitter leurs postes. D’où cette levée de boucliers, brandissant le syndicat autonome pour menacer et faire pression sur la ministre afin de revenir sur ses décisions », nous explique un cadre du ministère. On apprend également que les moyens financiers, matériels et humains vont être mis à profit pour faire aboutir ce projet. « Les frais de missions, les déplacements, les voitures, les chauffeurs et la location de salles vont se faire avec les moyens de l’ADS et de l’Angem. Ils l’ont déjà fait, quand ils ont organisé une rencontre nationale de ce syndicat, il y a plus d’une année. C’est l’ADS qui a pris en charge tous les aspects. Ils l’ont fait passer comme une rencontre de l’ADS, et plusieurs personnes peuvent en témoigner », nous confie une source de la Direction générale de l’ADS. Contacté par téléphone, le président de la Fédération nationale Snapap/Solidarité nous confiera que « l’ancien inspecteur général du ministère, sorti par la petite porte, était derrière toutes ces manigances, en complicité avec l’ancien président de la Fédération nationale de la solidarité. Il a bénéficié d’avantages flagrants, qui se confirment aujourd’hui. Il a voulu marchander avec notre syndicat sur le dos des travailleurs, mais il a échoué, car nous l’avons évincé de son poste et exclu totalement du Snapap ». La situation est grave dans le secteur avec des pratiques révolues.