M. Mustapha Berraf, président du Comité olympique algérien (COA) et président par intérim de l’Association des comités internationaux olympiques (Acnoa), se déclare «candidat de consensus» pour succéder à l’Ivoirien Lassana Palen

fo, dont l’élection de l’année dernière a été invalidée.

Mais pour ce faire, Mustapha Berraf doit nécessairement affronter ses trois autres concurrents, à cette présidence de l’ACNOA. Il s’agit du Camerounais Hamad Kalkaba Malboum, président de la Confédération africaine d’athlétisme, outre la présidente du Comité olympique burundais (COB), Lydia Nsekera (51 ans) qui est également la première femme présidente d’une Fédération de football sur le Continent (2004) et à faire partie du Comité exécutif de la Fédération internationale de football (FIFA) et membre du CIO. Aussi, comme adversaire, il y aura le Botswanais Negroes Malealea Kgosietsile (68 ans), membre du Conseil de l’Acnoa et du Comité des finances de l’Acnoa. C’est un ancien volleyeur et ex-président du Comité national olympique du Botswana (Bnoc) pendant 16 ans et patron de la Confédération des comités nationaux olympiques d’Afrique australe (Cnocsa).
L’élection à la présidence de l’Acnoa doit se dérouler à Tokyo, le 30 novembre 2018, en marge de l’assemble générale annuelle de l’Acnoa (28 et 29 novembre).

L’assurance de Berraf

Là, il est utile de rappeler que déjà candidat l’an passé, l’Ivoirien Hamad Kalkaba Malboum avait été empêché au dernier moment de se présenter. Il avait fait appel devant le TAS. Le tribunal suisse lui ayant donné raison et c’est ainsi que l’élection de Lassana Palenfo avait été invalidée. Et justement, Palenfo a révélé, en juillet dernier lors des travaux de l’AG extraordinaire présidée par M. Berraf (vice-président de l’instance africaine) à Alger, sa démission de la présidence de l’instance sportive africaine. Palenfo a affirmé qu’il ne présentera pas sa candidature lors de l’assemblée générale élective.
Pendant ce temps, c’est d’ailleurs l’Algérien Mustapha Berraf, 1er vice-président, qui continuera d’assurer l’intérim jusqu’à la prochaine élection.
Mustapha Berraf (64 ans) assure dans une interview à nos confrères de RFI que «l’Acnoa n’est pas en crise et qu’il faut surtout la rendre plus performante» avant d’ajouter que «… j’ai estimé avoir une vision claire de ce que pouvait être l’Acnoa en tant qu’association encore plus respectueuse et plus performante. Avec mes camarades, on a discuté de cette question. Et on s’est mis d’accord pour que je sois candidat et que nous entrions dans une ère de gestion plus participative…». Berraf est donc bien assuré de son élection future à la tête de cette instance du sport africain.
D’ailleurs, il a été bien confiant depuis l’AGex de juillet dernier à Alger de par sa très grande expérience dans les rouages de l’Acnoa. Ainsi le président du Comité olympique algérien (COA), Mustapha Berraf, se voyait dès juillet dernier à la tête de cette instance sportive africaine, lui qui n’a pas hésité à déclarer, à l’issue de l’Agex, qu’il a lui-même présidée à la veille de l’ouverture des Jeux africains de la jeunesse (JAJ-2018) à Alger, que «mon élection à la tête de l’Acnoa ne sera qu’une mesure formelle et un honneur pour l’Algérie», dit-il.
Mieux encore, il a tenu à ajouter qu’il est convaincu de sa réussite lors de ces élections. A noter que l’Algérien Mustapha Berraf avait été élu en tant que premier vice-président de l’Acnoa, pour un 5e mandat, lors de l’assemblée générale de l’instance africaine qui s’est tenue en mai 2017 à Djibouti.

Affaire Sakouma, la casserole
Mais, Berraf a quelques herbes à défricher avant de prendre possession des lieux au Nigéria, siège de l’Acnoa. En date du 28 mars 2018, M. Berraf a été destinataire d’un email, au même titre que l’ensemble des membres de l’Association, un courrier adressé par l’ancien Directeur Administratif et Financier de l’Acnoa, Sakouma Philémon.
Ce dernier avait été écarté de son poste par Berraf et ce dès sa prise de fonction de l’intérim de la direction de l’instance africaine.
Dans cette lettre, Sakouma accuse Berraf avec des mots très durs, entre autres, «d’être le fossoyeur du Mouvement sportif africain et de comploter contre tout le monde» ! De son côté M. Philémon Sakouma affirme : «Berraf pense qu’en achetant les consciences (don de tablettes, de téléphones portables…) à des responsables des CNO, il parviendra à ses fins.»
L’avocat suisse de l’ancien directeur administratif et financier de l’Acnoa a informé Berraf qu’il sera poursuivi en justice, en cas de nouvelles déclarations diffamatoires à l’encontre de son client. Celui-ci vient d’envoyer une nouvelle lettre à des membres de l’assemblée générale de l’Acnoa, en les informant, de la démarche de son avocat Me François Carrard.
Berraf réussira-t-il donc à convaincre les membres de l’AG de lui confier cette présidence de l’Acnoa dont il est le premier candidat à y postuler en juillet dernier ?
Enfin, à noter que les quatre postulants se sont engagés en premier lieu, s’ils sont élus, à restaurer un climat de «confiance, à l’unification du continent et à l’établissement des principes de bonne gouvernance».
Ce qui est sûr, c’est que les quatre candidats sont de grosses pointures dans le mouvement sportif local, continental et international et chacun se présente avec un programme riche et porteur d’espoir pour le sport africain. Et il se trouve aussi qu’on attend bien du futur président d’assumer comme il se doit cette lourde tâche d’être à la hauteur des attentes afin de permettre à la jeunesse sportive du Continent de s’affirmer davantage.