PAR INES DALI
De nouvelles dispositions viennent d’être prises par le ministère de l’Industrie pharmaceutique pour assurer la disponibilité des médicaments entrant dans le traitement des malades atteints par la Covid-19. Il s’agit d’une «réquisition» de ces produits face à la demande, qui est en train d’augmenter conséquemment aux personnes de plus en plus nombreuses ayant contracté le virus et dont le nombre a, désormais, dépassé 800 cas par jour.
«Dans le cadre de la riposte contre la résurgence de la pandémie de la Covid-19 et afin de garantir un approvisionnement continu des établissements pharmaceutiques de distribution en gros, le ministre de l’Industrie pharmaceutique instruit les établissements pharmaceutiques de fabrication, au titre de la présente réquisition, pour des raisons exceptionnelles afin d’augmenter la capacité de production, de mobiliser leurs effectifs (au moins 6 jours par semaine) et l’ensemble de leurs moyens afin de répondre aux besoins en produits pharmaceutiques», peut-on lire dans une instruction adressée aux producteurs sous l’intitulé «Réquisition».
Les classes thérapeutiques mentionnées dans cette «réquisition» sont au nombre de 6 et concernent les anticoagulants, les corticoïdes, les antibiotiques, les antalgiques, les vitamines et minéraux et, enfin, la rhumatologie, est-il écrit dans l’instruction datée de mardi 18 janvier. Afin d’assurer le suivi de la fabrication à la distribution, les établissements visés sont instruits de communiquer aux services compétents du ministère de l’Industrie pharmaceutique, à savoir la direction de la veille stratégique, trois informations essentielles. La première concerne «les programmes prévisionnels de fabrication des médicaments, par semaine, durant la période du 20 janvier au 2 mars». La deuxième a trait au «programme prévisionnel de livraison de chaque médicament durant la même période, en précisant la ventilation par établissement de distribution en gros». Ces programmes «doivent prendre en considération les quantités disponibles en stock et les quantités prévues à la fabrication». En troisième lieu, il leur est demandé de fournir «l’état de stock et de vente, par établissement de distribution de gros et ce, tous les jeudis avant 12 heures, conformément à la procédure en vigueur».
Par la même occasion, le ministère rappelle que toutes les quantités fabriquées doivent être mises «intégralement sur le marché à la disposition des établissements de distribution, dans un délai maximum de 48 heures après la libération».
Le département ministériel de Lotfi Djamel Benbahmed a, par ailleurs, tenu à noter que des inspections seront diligentées en vue de vérifier le respect des dispositions de la «réquisition» et que «toute pratique illégale de spéculation, de rétention ou vente concomitante, sera sanctionnée conformément à la législation et réglementation en vigueur.
Pour rappel, le ministère de l’Industrie pharmaceutique a pris, au début du mois en cours, des mesures anticipant une éventuelle hausse de la demande sur l’oxygène médical face à la hausse des malades afin d’éviter un bis repetita de ce qui s’est passé l’été dernier.
Ces mesures concernent aussi bien la production et le stockage que le transport de cette matière vitale afin qu’elle ne vienne pas à manquer dans les hôpitaux.
Il s’agit de «garantir la disponibilité et l’approvisionnement continu de l’oxygène médical au niveau des établissements hospitaliers en prévision d’une hausse de la demande en vue de la résurgence de la pandémie», avait indiqué Lotfi Benbahmed.