Près d’une vingtaine d’artistes de renom rendront hommage au plasticien algérien Mohamed Nedjar, le 8 août prochain au Palais des Raïs (Bastion 23), à l’occasion du vernissage de l’exposition «Mosaïque d’été ou l’Œuvre qui parle», qui débutera dès 15h en présence des exposants. Cette manifestation qui s’étalera jusqu’au 31 août, convie ainsi le grand public à découvrir toute une palette d’œuvres picturales aux différents styles techniques et de sensibilités différentes. Des œuvres d’artistes reconnus pour leurs talents et leurs créativités à l’instar de Adjaout Mostfa, Boukaroui Tahar, Hachemi Ameur, Cherih Djazia, Kerbouche Ali, Bouarour Saïd, Mezouane Abderrezak, Meziani Nesrine, Zerka Mokrane, Ben Halima Menad, Saadi Saadi, Kefsi Ali, Daoud Mohamed, Mouzaoui Mouna, Dweib Mariam, Labidi Med, Hamouche Noureddine. Ainsi, à travers ces œuvres qui «nous parlent», les amateurs d’art pourront apprécier «un ensemble d’œuvres artistiques qui nous invitent à les découvrir, les contempler un moment, afin peut-être, de percer leur esprit, décrypter le message et apprécier leur beauté. Une exposition riche par la variété des médiums, des styles et des couleurs ». A propos de « Mosaïque d’été», les organisateurs rappellent que presque tous les ans, le Palais des Raïs propose, durant la saison estivale, marquée par l’affluence des visiteurs, des expositions où l’art se conjugue à la légèreté nonchalante de l’été pour «donner raison à notre doyen de l’art plastique et la peinture moderne, le défunt M’hamed Issiakhem qui martelait «qu’un pays sans artistes est un pays mort, et j’espère qu’on n’est pas mort». C’est dans cet esprit que Tahar Boukaraoui souligne, dans le texte de la présentation de l’édition de cette année, que «c’est une exposition qui veut laisser des traces à tout prix. Nous rappeler que l’art est l’autre versant de l’humanité, c’est l’ensemble des créations humaines qui expriment une vision sensible du monde». Il ajoute que «l’art existe depuis la naissance de l’humanité, il fait partie intégrante de toute culture, une culture qui raconte qui nous sommes et nous définit en tant qu’êtres humains. En quelque sorte, une œuvre qui nous parle, une œuvre qui décrit notre histoire, notre passage sur cette planète et nos brefs moments dans la vie». Pour rappel, Mohamed Nedjar est un ancien élève de la Société des beaux-arts d’Alger qu’il a fréquenté de 1965 à 1970. Sa première exposition remonte à 1970 et, depuis, cela fait près de cinquante ans, il participe régulièrement à des expositions individuelles ou collectives. Son style en perpétuelle évolution s’inspire de plusieurs écoles, notamment le figuratif et le semi-abstrait ainsi que l’expressionnisme. Il maîtrise plusieurs techniques sur différents supports, que ce soit l’aquarelle, la peinture à l’huile que la technique de la peinture au couteau qui apporte des reliefs à ses œuvres les plus récentes. Ses sujets de prédiction sont souvent La Casbah, les paysages marins, la femme et l’Algérie tout simplement. Cet amour indéfectible pour sa patrie, son architecture, ses paysages et son soleil lumineux, il l’a encore une fois exprimé lors de sa plus récente exposition, où il avait confié avec une grande humilité : «J’essaye de peindre avec beaucoup d’amour l’Algérie dans toute sa beauté et dans toute sa richesse.»n