L’exposition «The North Africain Resonance. Alger-New York», programmée en juin prochain à la galerie Umbrella Arts  de New York, mettra en avant, durant un mois, entre «une vingtaine et une trentaine» d’œuvres réalisées par deux artistes algériens de renom, le photographe plasticien Mizo et le céramiste Mohamed Belaïd.

Présentée, hier à Alger, par ses organisatrices Samia Aït Hellal et Imen Bessah Amrouche, co-fondatrices de la compagnie de production artistique Warn Arts à l’origine de l’initiative, «The North Africain Resonance. Alger – New York» réunit les deux artistes algériens contemporains Mizo, et Mohamed Belaïd dans une galerie à New York.
Première initiative du genre à être lancée par la compagnie Warn Arts,  créée en 2017 par Samia Aït Hellal et Imen Bessah, la boîte de production artistique ambitionne notamment d’offrir aux artistes algériens une piste, une «passerelle» qui permettra de faire connaître leur travail et, également, l’opportunité de commercialiser leurs œuvres à l’étranger, tout particulièrement dans la capitale des arts qu’est la ville de New York. L’exposition, financée sur les fonds privés de la compagnie, sera également marquée par une résidence de création des deux artistes tout au long du mois de juin à New York.
Les deux organisatrices ont par ailleurs précisé que l’exposition des artistes Mizo et Mohamed Belaïd, «ambassadeurs de la scène artistique algérienne», était en préparation sur le terrain depuis le mois de juin 2017, date de réservation de la galerie. Elles ont expliqué qu’une année de travail était un minimum pour la mise en place d’une exposition de ce genre à New York. «L’organisation d’une telle exposition demande beaucoup de moyens, beaucoup de temps et d’investissement personnel.
Nous-mêmes avons commencé depuis un an, grâce à nos deux équipes en Algérie et aux Etats-Unis», soulignent-elles. Les deux intervenantes sont également longuement revenues, hier, lors de la rencontre à l’hôtel Sofitel d’Alger, sur la création et l’ambition de  Warn Arts. À ce propos, Samia Aït Hellal, qui vit et travaille à New York, précise que «cela fait environ quatre ans que je nourris cette idée d’organiser un événement en Algérie sans pour autant penser à l’art contemporain, jusqu’à la rencontre avec Imen Bessah Amrouche qui, elle, est historienne de l’art». L’idée et le concept derrière la création de Warn Arts étant par ailleurs de «parvenir à une dynamique d’échanges, de partenariats, d’ouverture. Nous aimerions avoir un rôle de portail vers les USA et le monde».
C’est dans cet esprit, qu’il a été annoncé que des expositions-ventes mettront en avant d’autres artistes algériens aux USA, mais aussi des artistes américains en Algérie qui figureront figurer au programme des prochaines années.
Les organisatrices de l’exposition souhaitent ainsi «reconduire l’expérience et en faire un événement annuel». Warn Arts «se veut  un catalyseur de projets d’échanges créatifs toutes disciplines confondues, peinture, photo, design, théâtre, cinéma, littérature, mode».