La galerie d’art contemporain d’El Achour, Espaco, convie le public à découvrir l’exposition « Alter Ego» de l’artiste Arezki Larbi, programmée du 17 novembre au 1er décembre prochain.

Cette exposition, annoncent les organisateurs, mettra en avant l’un des aspects, et peut-être le moins connu, de l’œuvre d’Arezki Larbi, à savoir une série de toiles réalisées en détournant la technique du croquis, au «crayons, fusain, encre de chine, plumes et craie d’art».
Issu de l’Ecole des beaux-arts d’Alger, il est souligné dans la présentation que ses travaux sont souvent «faits de questionnements sur la matière organique, minérale, les encres, la matière, le papier, plié, froissé, coupé, ou simplement fixé dans l’éternité, qui sont ses principaux viatiques.
Il continue son chemin en poursuivant sans cesse des pistes graphiques, peintes, grattées ou «écrites» dans la subtilité la plus complète». Arezki Larbi a précisé, pour sa part dans cette présentation, à propos du concept de cette nouvelle exposition «Alter Ego», que le croquis était pour lui une démarche «à explorer et à suivre, par sa liberté du geste et la disponibilité des outils de travail du moment, le papier et la couleur quelle qu’elle soit». Quant aux œuvres, parmi lesquelles on peut déjà découvrir, sur la présentation communiquée par les responsables de la galerie, plusieurs portraits schématisés, elles revêtent également une certaine valeur personnelle pour l’artiste. Il explique en ce sens qu’«au départ, ces dessins n’étaient pas destinés à une quelconque exposition, mais comme une promesse faite à un mort. Le premier serment était de faire un millier de dessins comme pensée permanente et non comme hommage d’un jour».
Le commissaire de l’exposition, Jaoudet Gassouma, souligne pour sa part, qu’« Arezki est un artiste discret», mais néanmoins considéré comme l’une des principales figures de l’art contemporain algérien. Jaoudet Gassouma ajoute, par ailleurs, à propos du parcours et de l’œuvre d’Arezki Larbi, qu’«il a marqué les années 1970, 1980 et même 2000 tant par une présence régulière, que par le nombre d’événements, d’idées, d’attitudes conceptuelles qui bouillonnent dans son esprit turbulent». Expliquant, également à propos de cette exposition, qu’«Arezki Larbi se laisse aller à des voyages dans les profondeurs humaines.
Il évoque les souvenirs d’un ami parti trop tôt, lui offre un grand pan de sa mémoire consacrée à ce grand peintre, ce grand ami avec l’impérative marque d’amitié ultime». «Mille dessins pour un ami», dira l’affectueux Arezki Larbi.