L’exposition collective intitulée «Création, art plastique, les questions de la création !», regroupant des tableaux et des photographies de quarante-six jeunes talents, a été inaugurée avant-hier à la galerie d’art Hadj-Omar du Théâtre national algérien Mahieddine-Bachtarzi (TNA).

Cet espace artistique ouvrira ses portes jusqu’au 30 juillet et permettra à ces derniers de faire connaître leurs œuvres et partager leur passion avec le public. Dans une salle modeste, au dernier étage du TNA, les jeunes artistes venus de plusieurs willayas ont exposé une diversité de  styles et d’expressions, à travers quarante-six œuvres variant entre tableaux et photos, allant de la photographie, la peinture, le dessin, l’abstrait et le classique. A cette occasion, Mohamed Yahiaoui, directeur du TNA, nous déclare qu’« aujourd’hui, c’est l’ouverture officielle de ce nouvel espace qui dispose d’une salle d’exposition, de la petite salle Hadj-Omar pour le théâtre et  pour la danse. Le public pourra y accéder à cette salle par la porte qui se situe près du marché couvert de la rue de la Lyre, face à la bouche de métro». Il ajoute que nous aurons une programmation tout au long de l’année. Et cet espace sera notamment consacré aux jeunes qui seront conviés à des masters class et des formations, ainsi que des rencontres autour du théâtre». Pour sa part, l’artiste peintre, plasticienne Nour Chiraz qui est également l’initiatrice de cette exposition collective, nous explique que «nous avons regroupé 46 artistes de plusieurs wilayas, avec plusieurs techniques confondues. Nous avons la photographie, la peinture, le dessin, l’abstrait et le classique, ainsi que la caricature». Elle ajoutera qu’« il y a eu beaucoup d’inscrits, comme la demande est importante, nous avons parlé avec le directeur du TNA afin de leur donner à tous une chance et cela par la programmation de plusieurs expositions. Ceci, dans le but de promouvoir et surtout d’encourager tous ces jeunes talents». Elle rappellera que plus de deux cents artistes avait répondu à l’appel à participation diffusé sur les réseaux. Les premiers inscrits ont été sélectionnés sur la base de la qualité de leur œuvre, de son originalité et la date de sa production. Les mêmes critères seront appliqués pour la suite des inscrits qui «auront leur chance prochainement», affirme notre interlocutrice.

 Peindre pour le plaisir et le partage
 Parmi les artistes exposants, il y a Lydia Boukerma qui expose pour la première fois. Elle nous confie qu’elle est autodidacte  et qu’elle peint uniquement pour le plaisir. Elle précise que il y a seulement deux ans que j’ai commence à peindre. Un jour, une réalisatrice est passée pour nous suggérer de lui envoyer des photos de nos œuvres afin de faire partie de cette exposition. Finalement j’ai été sélectionnée et c’est une belle découverte pour moi ». Lydia Boukerma  nous révélera ensuite que son tableau qui porte le titre «la Toréra» est un message d’espoir pour les femmes face aux difficultés du monde qui les entoure. Elle souligne à ce propos que  «son titre nous renvoie vers la Corrida. Le fond de mon tableau est rouge, j’ai aussi utilisé des couleurs rudes et foncées comme le noir et le bleu.
Elles symbolisent la rudesse du taureau, mais cela ne signifie pas l’animal mais plutôt les rudesse de la vie et les difficultés auxquelles on fait face». La jeune artiste, qui est médecin, ajoutera sur son magnifique tableau que « la silhouette de la femme sur mon tableau est plutôt raffinée et fait face à toute cette rudesse ». Son souhait après cette première participation à une exposition collective et d’exposer dans  d’autres galeries, car elle a déjà à son actif une vingtaine de tableaux qu’elle souhaiterait partager avec le grand public. Toutefois, elle reste sceptique du fait de faire de l’art un métier à part entière en avouant qu’elle ne pense pas qu’il soit réellement possible de vivre de son art. Selon elle, un artiste peintre ne pourrait pas vivre de son art. «Faire la peinture pour le plaisir oui, mais pour en vivre, cela serait difficile car comme vous voyez, il y a très peu de gens qui sont présents à ce type de vernissage.
De plus, il y a très peu  de personnes qui peuvent se permettre d’acheter des œuvres à des prix exorbitants et sincèrement je ne suis pas trop optimiste par rapport à cela».