Une nouvelle exposition de l’artiste peintre, aquarelliste et plasticien Hachemi Ameur, aura lieu cette après-midi au Musée public national des arts de l’enluminure, de la miniature et de la calligraphie au palais Mustapha-Pacha.

Organisée en collaboration avec le Carex de Tlemcen, l’exposition propose au public la découverte, durant les deux mois à venir, d’une cinquantaine d’œuvres réalisées par l’artiste lors de deux séjours en Chine dans les années 1980 et 2010. Une collection intitulé « Carnets de voyage » et partagée en deux parties montre l’impact du temps, l’évolution de la Chine, de sa société, mais aussi la progression du travail de l’artiste lui-même.


L’exposition, rendue possible grâce au travail du musée, situé dans la basse Casbah, et qui lui consacre un catalogue spécial « Carnets de voyage », nous a été décrite par son auteur, Hachemi Ameur comme l’occasion de partager avec le public l’un des « moments marquants » de son parcours, de sa démarche artistique. « C’est une exposition qui porte une signification très importante pour moi (…) C’est le partage d’un travail que j’ai, en partie, réalisé durant mes trois années d’études en Chine, entre 1985 et 1988, quand j’étais étudiant à l’Académie des arts appliqués de Pékin. » La composition de l’exposition, qui ne réunit cependant qu’une « petite partie » des œuvres réalisées par l’artiste durant ses études supérieures en Chine, après un premier apprentissage des arts en Algérie, à l’Ecole des Beaux-Arts, étant par ailleurs accompagnée et mise en parallèle avec une seconde collection de « croquis, croquis aquarellés ou croquis gouachés » réalisés cette fois en 2012, lors de « l’atelier des artistes arabes en Chine », une manifestation qu’organisent chaque année les autorités chinoises. « J’étais le seul artiste algérien. Ce fut une très belle expérience qui m’a permis de travailler et de réaliser énormément d’œuvres ». En ce sens, l’artiste nous a présenté certaines de ses œuvres avant l’ouverture de l’exposition, des croquis mettant en scène les paysages naturels et urbains de Chine, des moments de la vie quotidienne ou encore la culture du pays, d’autant que plusieurs reprennent les compositions, l’apparence et le rendu des célèbres estampes chinoises et asiatiques. Hachemi Ameur ajoutera ainsi à propos du rapport et des souvenirs qu’il conserve de la Chine, « mes études en Chine m’ont énormément enrichi, j’y ai appris le travail avec patience, l’exécution avec finesse… La Chine fait partie des nations où la culture est le plus développée, où le patrimoine est partout. C’est certainement grâce à cette aventure que je suis aujourd’hui un artiste. Ces trois années d’étude m’ont énormément marqué ».
Sa participation en 2012 au workshop dédié aux artistes peintres arabes lui a permis « d’ouvrir à nouveau mon Carnet de voyage en Chine, de le continuer d’une nouvelle manière », en lui donnant une nouvelle image « tout aussi impressionnante » de la Chine d’aujourd’hui.
« Entre les années 1980 et 2012, la Chine a totalement changé de visage, je suis retourné dans certains lieux que je connaissais, j’y ai vu un incroyable développement ». Une vision, un parallèle entre deux époques, que l’artiste partage dès aujourd’hui (jeudi) avec le vernissage à 16H30 de « Carnets de voyage en Chine ».