L’Etat se donne pour ambition d’inverser les indicateurs de la balance commerciale du pays à travers l’exportation. Le recours à l’importation se fera uniquement en cas de besoins, annonce-t-on. Il est de bon ton de reconnaître que les trois facteurs, à l’origine de l’effondrement de l’économie nationale, sont l’importation, la surfacturation et la bureaucratie. Il faudrait surtout concentrer les efforts et les moyens pour y remédier. Il s’agit d’opérer un changement à travers la stratégie nationale d’exportation. Un changement tant dans les mentalités que dans les outils. Les secteurs où l’Algérie d’aujourd’hui pourrait être productrice et exportatrice, à l’instar de l’agriculture et la production pharmaceutique, sont nombreux. Cependant, redynamiser le secteur du commerce c’est, au préalable, avoir un outil productif efficace et de qualité. Produire un label Algérie qui se ferait une place dans les marchés de par sa qualité et sa compétitivité. Mais pour l’heure, il faudrait convenir que la situation est loin d’aller dans le bon sens. L’existence par exemple d’une lourdeur administrative dans la prise en charge des coûts de production et de transport maritime, aérien et terrestre des produits nationaux vers l’étranger n’est pas pour aider à déclencher la dynamique escomptée. Il faudrait à l’évidence inciter les producteurs et exportateurs à la nécessité d’œuvrer à la maîtrise des coûts de production et d’exportation. La révision de l’ensemble des textes et réglementations encadrant l’investissement et le dossier du foncier industriel sont aussi des préalables qui comptent si l’on vise l’efficacité. Mettre en place un environnement qui encourage l’exportation au lieu de se limiter à importer et consommer est une excellente résolution. Encore faudrait-il avoir un véritable tissu de production pour pouvoir exporter ses produits vers les marchés demandeurs. Et comme exporter, c’est d’abord produire, c’est à ce niveau que devrait se concentrer les efforts en matière d’assainissement.