L’inscription des produits algériens aux normes internationales était au cœur des débats lors d’une visioconférence organisée hier à Alger par
le Conseil national économique, social et environnemental (CNESE).

Par Bouzid Chalabi
Sujet d’une grande importance en ces temps où le gouvernement vise à effectuer une avancée plus que considérable en matière d’exportations. Pour le président du CNESE Rédha Tir, la dynamique recherchée passe par des préalables. « Entre autres, la mise en place d’un système normatif pour les produits nationaux. Elle est d’ailleurs nécessaire pour assurer leur conformité à l’international et contribuer ainsi à booster les exportations, notamment vers l’Afrique», a-t-il recommandé, dans un discours prononcé en son nom par le secrétaire général du CNESE Mohamed El Amine Djafri, lors d’un séminaire intitulé «Normalisation et commerce international» qui s’est tenu en visioconférence. M. Tir estime que cette démarche doit permettre de faciliter au mieux l’intégration des produits nationaux sur le marché africain et par extension le marché international. Abondant dans ce sens : «De plus, la mise en place d’une ‘veille normative et réglementaire’ est à même de détecter l’information à caractère stratégique d’identifier les menaces et de saisir les opportunités qu’offre le marché international, garants de la pérennité et de la continuité de la présence dans les marchés ciblés». A propos de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf), M. Tir a souligné l’importance d’identifier de nouvelles modalités de coopération entre les institutions spécialisées en normalisation et accréditation. «Et cela afin d’optimiser leur rôle dans la modernisation de l’industrie africaine et de promouvoir les exportations des pays membres de la Zlecaf, dans le respect des normes internationales et à travers l’instauration de normes commerciales africaines communes», a-t-il indiqué. Précisant dans la foulée : « La majorité des pays africains ont déjà engagé des politiques susceptibles de maximiser les bénéfices potentiels de l’accord tout en minimisant les risques.» En outre, le premier responsable du CNESE a estimé que, pour répondre efficacement aux exigences des marchés internationaux, le développement du système normatif et de conformité constitue «indéniablement» un axe important pour la politique gouvernementale en matière de qualité et de compétitivité. Cela doit passer, a-t-il dit, par l’élaboration et l’homologation de normes pertinentes, mais également à travers la certification des produits et des systèmes de gestion pour garantir la sécurité des consommateurs, préserver l’environnement et réaliser la croissance. «Cette démarche doit permettre la valorisation d’un marché national à même d’offrir un meilleur accès des produits algériens aux marchés internationaux», a-t-il affirmé.
Cela étant, il convient de souligner que l’inconditionnelle inscription des produits algériens aux normes internationales demeure à la portée des opérateurs «dans la mesure où le pays dispose d’un arsenal de laboratoires d’analyses et de contrôle de la qualité dûment certifiés par l’organisme algérien d’accréditation, Algerac», a affirmé enfin le Directeur général d’Algérac, Rachid Boudissa, lors de son intervention durant un panel qui s’est tenu à la fin de la visioconférence. <