Cette manifestation est en cours jusqu’à aujourd’hui au siège de l’Algex. Parmi les recommandations attendues, un assouplissement du dispositif législatif et réglementaire des banques en ce qui concerne les opérations d’export. Des propositions qui confirmeraient l’intention du gouvernement à lever certaines contraintes dont se plaignent les opérateurs.

Par Lyes Sakhi
L’Agence nationale de promotion du commerce extérieure (Algex) organise, depuis mardi 23 mars et jusqu’à aujourd’hui jeudi à midi, des journées «portes ouvertes» sur l’exportation. A l’issue de cette initiative, des recommandations sont attendues en ce qui concerne la révision du dispositif législatif et réglementaire relatif à l’acte d’exportation. Ce qui est recherché, a indiqué une bonne source à Reporters, c’est le système bancaire «invité à réformer son dispositif» de façon «à lever les contraintes auxquelles font face les opérateurs», notamment en matière de réglementation des changes. Un dossier sur lequel s’est déjà exprimée avec inquiétude dans les colonnes de Reporters l’Association algérienne des exportateurs algériens (Anexal) et pour lequel elle a fait une série de propositions visant à «faciliter» le processus, comme de permettre par exemple aux exportateurs, pour la gestion de leurs marchés et de leurs affaires à l’international, d’avoir plein usage de leurs propres comptes devises.
Au siège de l’Algex, mardi et mercredi, les participants aux journées «portes ouvertes» appellent le gouvernement, notamment le ministère des Finances, à «accorder davantage de facilitations aux exportateurs hors hydrocarbures» en perspective des grands challenges à mener, notamment dans le cadre de la future Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf).
Lors d’un atelier sur «l’importance du secteur bancaire dans l’exportation», des intervenants ont soulevé la problématique de «la non-domiciliation des factures et les longs délais d’attente pour que la banque concernée procède au virement des fonds». D’autres ont également évoqué «les difficultés dans l’ouverture des comptes bancaires relatifs à l’exportation au niveau des banques». Une situation qui nécessite, selon eux, «la révision des réglementations et l’interdiction d’exporter des produits qui sont importés en tant que produits entrant dans la finalisation de la production de certains types de matières». Parmi les opérateurs et experts présents, certains ont également souhaité la concrétisation de l’annonce déjà ancienne d’ouverture d’agences bancaires algériennes à l’étranger afin d’accompagner les hommes d’affaires nationaux dans les marchés internationaux, notamment africains. Il s’agira, a-t-on expliqué, de réduire la «durée du traitement des dossiers et éviter certaines transactions plus longues effectuées pour introduire la devise dans les banques du pays».
En ce qui concerne la demande incessante des opérateurs à la révision du régime des changes, l’Association professionnelle des banques et des établissements financiers (Abef) a associé sa voix à celles qui réclament une révision de ce régime. Son représentant aux journées «portes ouvertes», Rachid Serrirat, qui occupe également le poste de Directeur des relations internationales et du commerce extérieur à la BNA, a déclaré que la révision de la réglementation et les lois fixant l’activité des banques à propos de l’exportation «s’impose» à la lumière de l’orientation de l’économie nationale vers l’exportation. Pour ce banquier, les autorités financières s’attèlent actuellement à réviser les textes juridiques qui remontent aux 15 dernières années après les réactions positives envers les exportateurs. M. Serrirat a ajouté que les banques sont prêtes pour examiner et enrichir cette révision en faveur de l’économie nationale, tandis que la décision finale revient à l’autorité financière qu’est la Banque d’Algérie (BA). Wait and see.