Les exportations algériennes hors hydrocarbures semblent progresser doucement, mais sûrement, puisque la valeur a dépassé les cinq milliards de dollars à l’issue du président exercice, selon le ministre du Commerce et de la promotion des exportations. Kamel Rezig, qui s’exprimait, hier, lors du Salon de la wilaya d’Alger des produits algériens exportés au Palais des expositions (Pins maritimes).

Par Hakim Ould Mohamed
Il a précisé que la valeur des exportations algériennes hors hydrocarbures était de 5,03 milliards de dollars en 2021. Le ministre a affiché l’ambition d’atteindre les 7 milliards de dollars d’exportations hors hydrocarbures, conformément, selon lui, aux instructions du chef de l’Etat, et ce, par l’intensification des activités de promotion des produits algériens à l’intérieur du pays et à l’étranger. Réaffirmant la détermination de l’Etat à faire aboutir ce projet, le ministre du Commerce a souligné que 2022 sera une «année purement économique» au cours de laquelle le produit algérien sera promu et développé. Lors de la dernière réunion gouvernement-wali, tenue fin septembre 2021, le président Tebboune avait anticipé une nette progression de la valeur des exportations hors hydrocarbures, prévoyant que l’année 2021 devait être clôturé avec une valeur de 4,5 à 5 milliards de dollars. Il avait insisté sur la nécessité de «mobiliser toutes les énergies pour mener l’économie nationale à bon port, à travers la création d’emplois, le renforcement de la production nationale, la transformation du produit national et la création de richesse», rappelant que l’économie algérienne était auparavant «à la traine et tournée vers l’importation». Le chef de l’Etat a souligné également la nécessité de passer de l’exportation des produits bruts à l’exportation des produits manufacturés, insistant sur l’impératif pour l’Algérie d’être une «locomotive affranchie de la dépendance». Les dernières statistiques en matière d’exportations hors hydrocarbures, faisant le bilan des huit premiers mois de 2021, font état d’une augmentation de 118% par rapport à la même période de 2020. Les exportations hors hydrocarbures ont représenté 12,3% du total des opérations d’exportation effectuées lors des huit premiers mois de l’année dernière. Ce bon quantitatif est le résultat de plusieurs mesures prises par l’Etat dans la prise en charge d’une partie ou de la totalité des frais de participation des entreprises algériennes dans des manifestations économiques à l’étranger, la prise en charge par l’Etat d’une partie des frais de la logistique, des incitations douanières, dont la mise en place du circuit vert, qui permet l’approbation du permis d’exportation sans contrôle des marchandises et l’autorisation préalable et soumission de la déclaration avant l’arrivée des marchandises. D’autres mesures bancaires ont été mise en place dont la délivrance de l’attestation de domiciliation d’exportation et le rapatriement et rétrocession du produit de la vente à l’exportation. D’autres dispositifs sont actuellement en cours d’élaboration, dont le projet de loi sur les zones franches, dont la première copie devrait faire l’objet d’un enrichissement conformément aux orientations du Président de la République, faites, dimanche dernier, en Conseil des ministres. <