Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune a annoncé, samedi à Alger, que la valeur des exportations hors hydrocarbures atteindra 4,5 milliards de dollars d’ici la fin de 2021, «une première depuis plus de deux décennies».

Présidant l’ouverture des travaux de la rencontre Gouvernement-walis, le Président Tebboune a fait état d’«indicateurs et de signes pour une sortie du tunnel pour l’Algérie», en ce sens que «pour la première fois depuis plus de deux décennies, la valeur des exportations, moins de 2 mds de dollars annuellement, a atteint 3,1 mds de dollars et pourra s’établir à 4 voire 4,5 milliards de dollars d’ici la fin de l’année». Le président de la République a critiqué le dénigrement de certaines parties qui «n’ont pas foi en les capacités de leur pays», suite à sa déclaration, il y a un an, d’atteindre une valeur d’exportations hors hydrocarbures de 5 mds de dollars, soulignant que «l’Algérie est une force de frappe régionale qui apporte la paix dans la région et le monde entier reconnait sa puissance». La critique constructive est positive, toutefois «la minimisation» est indigne pour un Etat comme l’Algérie où 250.000 universitaires sont diplômés annuellement», a-t-il dit, indiquant que la véritable richesse est le capital humain. «Minimiser» les capacités et la place de l’Algérie est une question qui relève de la «dignité nationale». Nos stratégies en la matière continueront à être orientées par la traduction des engagements pour passer d’une économie rentière et de consommation à une économie de la connaissance et de la performance, a-t-il dit, affirmant qu’«il n’est plus possible de différer le changement qualitatif devant être opéré en matière d’investissement afin de créer des opportunités d’emplois et de la richesse et réaliser la relance économique». Le Président Tebboune a insisté sur la nécessité de «mobiliser toutes les énergies pour mener l’économie nationale à bon port, à travers la création d’emplois, le renforcement de la production nationale, la transformation du produit national et la création de richesse», rappelant que l’économie algérienne était auparavant «à la traine et tournée vers l’importation». Nous sommes revenus à une économie basée sur la production nationale avec une importation à titre complémentaire seulement, a-t-il ajouté, précisant que pour la première fois depuis l’indépendance, le ministère du Commerce a recensé toutes les activités de production et les produits nationaux. Le président de la République a, dans ce contexte, souligné la nécessité de passer de l’exportation des produits bruts à l’exportation des produits manufacturés, insistant sur l’impératif pour l’Algérie d’être une «locomotive affranchie de la dépendance». (APS)