Le commerce extérieur de l’Algérie ayant toujours souffert d’une dépendance exagérée des hydrocarbures en matière d’exportations, l’objectif des pouvoirs publics de faire sortir les ventes hors-hydrocarbures de leur léthargie chronique fait parler de lui régulièrement depuis le début de l’année en cours. En ce sens, on ne rate plus aucune occasion pour rendre compte des résultats obtenus pour se rapprocher de plus en plus des 5 milliards de dollars visés.

Par Feriel Nourine
A fin septembre dernier, ces résultats avaient atteint 3,4 milliards de dollars, selon le ministre du Commerce et de la Promotion des exportations Kamel Rezig, précisant que la valeur globale des exportations algériennes a dépassé les 27 mds usd durant la même période. Une source de satisfaction assez explicitement manifestée par un ministre qui, sur le plan du commerce interne du pays, trouve d’énormes difficultés en matière de gestion, notamment dans la régulation des prix et la protection du pouvoir d’achat des citoyens, ou de ce qui peut en rester face à une flambée tous azimuts.
M. Rezig s’exprimait devant la Commission des finances et du budget de l’Assemblée populaire nationale (APN) dans le cadre du débat du Projet de loi de finances (PLF) 2022. Il n’a pas manqué de mettre en évidence l’impact positif des recettes d’exportation engrangées durant les 9 premiers mois de 2021, en soulignant qu’elles ont permis de faire baisser sensiblement le déficit de la
balance commerciale, le ramenant à 1,3 md usd contre 7,5 mds usd durant la même période de 2020.
Dans le cas des exportations hors hydrocarbures, les ventes algériennes à l’international ont augmenté dans diverses activités, s’est encore réjoui le premier responsable du secteur, avant de citer le cas des produits alimentaires dont la progression a enregistré un taux de 46%, a-t-il noté.
Les recettes cumulées de l’ensemble des exportateurs algériens hors-hydrocarbures sont donc en train de s’inscrire dans la tendance haussière souhaitée et les responsables qui se succèdent pour en parler affirment et confirment que les ambitions de 4,5 à 5 milliards de dollars d’exportations sont en train d’être converties en réalité sur le terrain et dans les statistiques du commerce extérieur du pays. La tendance à la hausse est appelée à se poursuivre en comptant sur divers mécanismes et initiatives axés sur la promotion de ce type d’exportation, expliquera le ministre de tutelle. A ce propos, il évoquera l’encouragement par son secteur des exportateurs inscrits au registre de commerce (4 000 opérateurs) à reprendre les activités d’exportation. Il précisera que 1 000 opérateurs seulement exportent actuellement.
M. Rezig a fait savoir, par ailleurs, que son secteur bénéficiait, au titre du Projet de loi de finances 2022, d’un budget global de 21,69 milliards de dinars, dont 20,87 milliards de dinars de budget de fonctionnement, soit 96% des besoins globaux du secteur. Comprendre que ce budget a connu une hausse de 282 millions de dinars pour le fonctionnement et une participation de l’Etat à hauteur de 1 milliard de dinars dans le cadre de la promotion des exportations hors hydrocarbures. Dans le cadre de son budget d’équipement pour l’exercice 2022, l’intervenant dira que le ministère du Commerce a demandé une enveloppe de 8,11 milliards de dinars pour des licences de programmes, y compris le nouveau programme et le programme en cours, tandis que le ministère des Finances a accepté d’accorder un montant de 819,5 millions de dinars, soit 10% du montant requis. A ce titre, le ministre a indiqué qu’aucun nouveau programme d’équipement n’a été enregistré au cours de l’exercice 2022 en raison de la conjoncture financière du pays. n