Jeudi dernier, à Oran, le Fonds spécial pour la promotion des exportations (FSPE) a, de nouveau, été évoqué par le ministre du Commerce, Saïd Djellab. A une question sur son fonctionnement et les moyens de le mobiliser davantage dans l’effort d’appui du gouvernement aux exportateurs, le ministre a estimé que le problème pour ce fonds «ne se pose pas en termes de ressources financières, mais plus en termes d’efficacité».

M. Djellab répétait presque mot pour mot ce que disait avant lui, le 1er mars dernier, Lyes Ferroukhi alors chef de cabinet au département qu’il occupe aujourd’hui. Le Fonds, déclarait M. Ferroukhi lors d’une rencontre du Club export du World Trade Center Algérie, est «sous-exploité». Ce fonds de 39 milliards de dinars, alimenté tous les mois à partir de la fiscalité ordinaire, n’est exploité qu’à hauteur de 2%, avait ajouté M. Ferroukhi, en raison de la faiblesse des activités d’exportations régulières et de problèmes bureaucratiques. Les choses vont-elles changer ? «Nous avons ouvert le dossier du soutien à l’export pour revoir tous les instruments afin qu’ils soient plus efficaces», a assuré à Oran le ministre du Commerce. M. Djellab a affirmé à ce propos que «plusieurs ateliers ont été lancés» par son ministère pour «réviser le cadre de gestion du fonds» ainsi que des autres ressources destinées au soutien des exportations. «Le ministère du Commerce ne lésinera sur aucun moyen pour accompagner les entreprises visant la conquête des marchés extérieurs», a-t-il ajouté face à la presse, soulignant la nécessité d’œuvrer ensemble pour «relever ce défi» et mettre en place une économie diversifiée. Il avouera cependant que les exportations hors hydrocarbures, «en constante hausse», restent «insuffisantes». Dans les milieux économiques, on parle «de feuille de route stratégique» que le gouvernement devrait incessamment rendre publique afin d’accompagner plus efficacement les opérateurs nationaux dans les marchés extérieurs.
Le FSPE, en vigueur depuis 1996, permet aujourd’hui des aides pour le remboursement partiel des frais de transport international ainsi que la prise en charge d`une partie des dépenses engagées dans le cadre de la participation des entreprises algériennes exportatrices dans les foires et salons organisés à l’étranger. Ces aides sont destinées uniquement aux exportateurs qui réalisent un chiffre d`affaires ne dépassant pas les 10 millions de dollars à l’export.
En mars dernier, Lyes Ferroukhi avait déclaré que son «mode de fonctionnement allait être revu».K. S.