Par Bouzid Chalabi
Lafarge Algérie ambitionne de clôturer l’année avec 3,5 millions de tonnes exportées pour l’essentiel vers les pays d’Afrique de l’Ouest. Pour autant, l’opérateur craint de ne pas atteindre cet objectif suite aux dernières mesures d’interdire la circulation des poids-lourds entre 06H et 22H sur la période de juillet à septembre.
Ces restrictions «impactent considérablement les engagements annuels pris avec des clients étrangers et ceux pris avec les transporteurs à partir des usines vers les ports», lit-on dans un communiqué sur les prévisions du cimentier à l’export. «La lenteur dans l’acheminement du ciment des usines de Lafarge Algérie vers les ports proches s’est traduit par une rémission des exportations (…) et par le mécontentement des clients africains et la perte de certains», indique-t-on également. Le communiqué évoque également les «risques d’accidents élevés» qui pourraient être provoqués par la fatigue des chauffeurs en raison du blocage prolongé durant toute la journée au niveau du port d’Alger.
Des mesures ont été prises par Lafarge Algérie en déroutant notamment des navires vers les autres ports du pays, apprend-on. Une initiative qui vise à reconquérir des clients perdus et mécontents mais qui alourdit les coûts de transport.
Reste à savoir si les pouvoirs publics vont prendre acte de l’appel de Lafarge Algérie qui entend sensibiliser sur la retombée économique de la restriction de circulation imposée aux poids-lourds et au rythme de chargement de son ciment sur les bateaux à destination des pays clients. En mettant en place un horaire restrictif, les autorités chargées de la circulation et des transports ont perturbé sans le vouloir tout un planning de rotations et de chargements du ciment destiné à l’export. Cela au moment où les pouvoirs publics s’attèlent à encourager les opérateurs nationaux à intensifier leurs activités hors hydrocarbures sur les marchés internationaux.