L’explosion des munitions qui s’est produite mardi matin dans une base militaire russe en Crimée, péninsule annexée par la Russie, était due à un «acte de sabotage», a indiqué l’armée russe dans un communiqué. Le dépôt militaire situé près de Djankoï, dans le nord de la Crimée, «a été endommagé le 16 août dans la matinée à la suite d’un acte de sabotage», selon le communiqué, cité par les agences de presse russes, qui n’en désigne toutefois pas les responsables. «Un nombre d’infrastructures civiles, parmi lesquelles une ligne de haute tension, une centrale électrique, une voie ferroviaire, ainsi que plusieurs maisons ont également été endommagés», a détaillé l’armée russe. Selon l’armée russe, le feu s’est déclaré vers 03H15 GMT dans un dépôt de munitions temporaire d’une base russe dans le district de Djankoï en provoquant une explosion. Selon le gouverneur de la Crimée, Sergueï Aksionov, qui s’est rendu sur les lieux, deux civils ont été blessés, et l’évacuation des habitants d’un village voisin a été organisé. En réagissant à ces explosions, Andriï Iermak, le chef de l’administration présidentielle ukrainienne, a salué sur Telegram une «opération +démilitarisation+ façon travail d’orfèvre par les forces armées ukrainiennes», qui continuera selon lui «jusqu’à la libération complète des territoires ukrainiens». La Crimée, une péninsule d’Ukraine annexée en 2014 par Moscou, est en première ligne de l’offensive militaire que mène la Russie contre son voisin ukrainien depuis le 24 février.
Des avions russes décollent quasi quotidiennement de Crimée pour frapper des cibles dans des régions sous le contrôle de Kiev et plusieurs zones de cette presqu’île sont situées dans le rayon d’action des canons et des drones ukrainiens. Malgré le conflit, la Crimée est restée un important lieu de villégiature pour de nombreux Russes qui continuent de profiter de l’été sur ses plages.