Un partenariat dans l’exploitation du gaz de schiste est en voie d’être conclu entre Sonatrach et la major américaine ExxonMobil, a fait savoir le P-DG de la compagnie nationale d’hydrocarbures, Abdelmoumen Ould Kaddour, à partir de Washington, où il participait à la 27e Conférence mondiale sur le gaz. « Nous verrons probablement bientôt un accord avec Exxon, avant la fin de l’année », a-t-il avancé.

Un accord entre les deux parties pourrait même être trouvé d’ici la fin de l’année en cours, a ajouté M. Ould Kaddour, précisant que dans cette perspective, une équipe de sept techniciens du géant pétrolier américain se trouvait actuellement en Algérie pour « inspecter des zones de gaz de schiste» à travers le pays.
Cette mission s’inscrit dans le cadre « des négociations qui sont menées depuis six mois entre Sonatrach et Exxon en vue d’établir un partenariat potentiel entre les deux parties», a expliqué M. Ould Kaddour. «Nous verrons probablement bientôt un accord avec Exxon, avant la fin de l’année », a-t-il insisté. Le P-DG de Sonatrach a fait ces déclarations aux agences Reuters et Boomberg en guise de compte-rendu des discussions qu’il venait d’avoir, dans la capitale américaine, avec le P-DG de la major américaine, Darren Woods, puis avec David Maclean et Brad Corson, respectivement vice-présidents en charge de l’Afrique et des joint-ventures en amont chez le numéro un mondial de la production mondiale. Ces derniers n’ont pas manqué de manifester l’intérêt d’Exxon Mobil aux investissements dans le domaine minier en Algérie. Inscrites dans une série de rencontres qu’il a eues avec des plusieurs dirigeants de groupes énergétiques internationaux, dans l’objectif de promouvoir la stratégie du groupe qu’il dirige en matière de partenariats, le premier responsable de Sonatrach a manifesté le vœu de voir ExxonMobil « s’impliquer avec nous », parce que, a justifié Oul Kaddour, le plus grand producteur de pétrole coté en Bourse au monde « a une grande expérience dans le gaz de schiste et utilise une technologie qui pourrait servir en Algérie ». Le même responsable a encore précisé que les négociations menées actuellement avec la compagnie américaine concernent, entre autres, l’étude de la possibilité d’exploiter les nouvelles découvertes d’hydrocarbures réalisées par Sonatrach. Il s’agit, a-t-il expliqué, de petites découvertes qui, exploitées séparément, ne sont pas rentables. « Sonatrach est en quête d’un système qui lui permettrait de relier ces gisements pour les développer ensemble », a-t-il poursuivi, insistant toutefois sur le fait que les projets discutés avec la major américaine sont encore en phase de prospection et que jusqu’ici aucune décision n’a été prise à ce sujet, indique l’APS. Ce qui est certain, c’est que l’implantation « d’ExxonMobil en Algérie constituera une carte de visite pour le pays » et aura un « effet bénéfique » sur l’attractivité du domaine minier algérien, a souligné le patron de Sonatrach. Les discussions marathoniennes qu’a eues à Washington Ould Kaddour avaient aussi pour objectif d’échanger avec les partenaires sur la nouvelle approche de Sonatrach concernant le développement de ses activités, a-t-il encore déclaré. Un développement qui compte sur l’implication des investisseurs étrangers dans différents domaines gravitant autour du secteur, dont le domaine minier, et par conséquent le gaz de schiste. Dans cette optique, le ministre de l’Energie, Mustapha Guitouni, a profité, lui aussi, de sa présence à la Conférence mondiale sur le gaz, pour faire la promotion de la prochaine loi sur les hydrocarbures qui « rendra l’investissement dans le domaine minier algérien plus attractif et adapté au contexte international ». S’exprimant en marge de sa participation au rendez-vous de Washington, M. Guitouni a indiqué que cette manifestation importante a permis à la délégation algérienne de rencontrer de grands opérateurs avec lesquels elle a échangé sur la promotion du partenariat ainsi que sur l’amendement de la loi sur les hydrocarbures qui devrait doper les investissements dans ce secteur. « Nous avons transmis l’intérêt porté par l’Algérie aux investissements étrangers » en vue « de reconstituer les réserves et introduire de nouvelles technologies de production », a déclaré le ministre à l’APS.
Aujourd’hui, ce sont les pays producteurs qui sont en quête d’investissements étrangers, « car la tendance a été inversée » et « ce ne sont plus les entreprises qui se bousculent pour l’investissement à l’international, a-t-il expliqué, jugeant qu’il « faut se mettre au diapason » et « épouser cette dynamique ». <