Par : Nadir Kadi
Le ministre de la Pêche et des Productions halieutiques, Hicham Sofiane Salaouatchi, a fait savoir mardi, en marge de la Journée mondiale de l’alimentation, que pas moins de 177 projets d’investissement liés à la pêche, dont 105 dans le domaine de l’aquaculture, avaient été lancés. Le responsable, déclarant en ce sens que son secteur a travaillé conjointement avec les commissions de wilaya. «Nous avons levé les obstacles sur 177 projets qui étaient bloqués au niveau des commissions de wilaya. Ils ont obtenu leurs décisions et arrêtés pour pouvoir exercer dans différents domaines de la pêche et de l’aquaculture «, a-t-il indiqué.
Déclaration du ministre Hichem Sofiane Salaouatchi qui fait écho à la politique du secteur visant à élargir les capacités de pêche et plus globalement à «réformer «les procédures d’exploitations des ressources halieutiques.
Le ministre ajoute en ce sens que la marge de progression est encore importante, affirmant notamment que la production halieutique nationale pourra encore augmenter à 116 000 tonnes à la fin de l’année 2022. Une progression rendue possible, selon le responsable, par la «croissance dans la production des petites pélagiques, dont la sardine, de plus de 15 000 tonnes surtout durant la période de la bonne saison, ainsi que la croissance en matière d’investissement de l’aquaculture marine et continentale qui atteint une production de 8 000 tonnes, soit une croissance de 176% «.
Et dans cette logique, le ministre de la Pêche et des Productions halieutiques, pour qui le «secteur a de grandes perspectives dans l’avenir en matière d’augmentation de la production «, a également annoncé la mise en œuvre de la «réforme «des textes régissant les entreprises spécialisées. «Nous nous sommes lancés, ce mois-ci, après avoir mis en place l’ancrage juridique, dans la création effective des coopératives dans tous les ports de pêche au niveau national.» Les professionnels du secteur sont par ailleurs appelés à exploiter de plus larges zones, Hichem Sofiane Salaouatchi expliquant que les grands navires de pêche algériens vont dans la «2e zone «, où il y a de la ressource, dont le thon rouge, et non plus se contenter uniquement d’une «pêche nationale».
Une ambition de réformes structurelles et un élargissement des capacités déjà en cours, et dont les résultats se font sentir, précise également le ministre, expliquant notamment que la hausse de la production a réduit les prix de vente de plusieurs produits, en tête desquels la sardine, vendue dans plusieurs wilayas entre 250 et 400 dinars le kilo. Même chose pour la sépia rouge vendue «durant le ramadhan à 1 500 DA «, ou encore la dorade, un poisson bénéficiant d’une «forte intégration du marché des produits aquacoles (…) vendue entre 1 200 et 1 400 DA le kilo. <