La réalité sanitaire nationale, concernant une pandémie devenue une évidence, semble dans une situation qui invite à la précaution. La pandémie de la Covid aura finalement mis à rude épreuve bien des certitudes, et bien des avis d’experts. Même l’OMS, l’organisation sanitaire mondiale, a vu sa crédibilité ébranlée à force d’inconséquences. D’hésitations et de rétropédalages. Les prochaines semaines pourraient être décisives dans la grande bataille contre le virus de la Covid-19. Un virus qui aura finalement imposé ses règles, contraignant les hommes à modifier leur manière de se muer dans l’espace public. Alors que les pays de la rive Nord de la Méditerranée commencent à alléger les mesures de confinement et d’ouvrir leurs frontières terrestres, l’Algérie se doit de redoubler de précaution. La résurrection de la pandémie dans certaines parties du monde recommande l’extrême prudence. La nécessité impérieuse de sauver l’économie ne saurait se faire en optant pour une attitude qui pourrait s’avérer suicidaire. Ce qui fait dire à la haute autorité du pays, tant que nous avons encore des décès et que la propagation de la pandémie demeure maîtrisée, nous ne procéderons pas à un déconfinement total. Il est évident que le déconfinement total ou partiel vise la préservation de la santé du citoyen. A condition que ce dernier daigne jouer le jeu en prenant la menace au sérieux. L’Algérie était parmi les premiers pays à avoir pris des mesures préventives jugées exemplaires, dont la mise en quarantaine des étudiants algériens rentrés de Wuhan, l’équipement des aéroports en moyens de dépistage et de protection, puis la fermeture des universités, des aéroports, des établissements scolaires, des crèches et garderies, des mosquées et des stades, ainsi que la fermeture des frontières terrestres avec les pays voisins. Cette exemplarité dans la réactivité et la promptitude au début de la pandémie gagnerait à être absolument rééditée aujourd’hui par une conduite tout aussi efficace.