L’offre nationale en ciment dépasse depuis près de deux ans la demande locale. Un surplus estimé, ces derniers mois, à 20 millions de tonnes issues conjointement des cimenteries du secteur public et privé. Seul débouché à cet excédent de production, l’exportation qui peut garantir au pays des entrées en devises. Ce qui serait fort intéressant pour le pays dans la mesure où il accuse ces dernières années un recul de ses recettes extérieures en devises.
Dans cette perspective, un premier pas vient d’être franchi. En effet, 5 000 tonnes de « clinker » produit par la cimenterie Silas à Biskra vont être expédiées en direction de la ville de Djemorah au Niger. Le coup d’envoi de cette opération a été donné vendredi dernier par le ministre du Commerce Kamel Rezig. Ce dernier a affirmé à cette occasion que « l’Algérie parie sur l’exportation d’un surplus de production de ciment, estimé à 20 millions de tonnes ». Toujours selon le ministre, « l’Algérie dispose d’une production annuelle de plus de 40 millions de tonnes pour une demande locale située entre 20 et 22 millions par an ». Et de souligner dans ce sens : « Le surplus de production sera exporté et garantira, ainsi, une rentrée d’argent s’élevant à 900 millions USD », a-t-il fait savoir, avant d’ajouter que « son département ministériel a identifié, dans le cadre de la stratégie d’exportation pour l’exercice 2021, 10 cimenteries à même d’opérer des expéditions hors frontières du pays ». Le ministre a par ailleurs félicité les efforts fournis par les opérateurs économiques et industriels dans le volume de la production destinée à l’exportation », en les assurant de l’ouverture, à cet effet, des frontières terrestres et maritimes, ainsi que de toute l’aide et de tout l’accompagnement qui leur seront nécessaires pour rendre effectives et pérennes leurs opérations d’exportation. Et dans ce contexte, le ministre a annoncé « la tenue, au cours de la semaine prochaine, d’une rencontre au niveau de son département avec les opérateurs industriels dans le ciment, dans l’objectif de lever les obstacles qu’ils rencontrent ainsi que les voies à même d’exploiter les marchés mondiaux et d’y accéder avec le label made in Algeria ». Rezig a enfin appelé ces opérateurs à l’union et à la coordination entre eux pour que « le surplus de production soit entièrement écoulé sur les marchés extérieurs qu’il faudra pénétrer », a-t-il conclu.<