Le ministre de l’Education nationale Abdelhakim Belabed a appelé les directeurs de l‘éducation à appliquer avec rigueur la loi criminalisant la fraude aux examens. Le code pénal amendé en avril 2020 criminalise l’atteinte aux examens et aux concours. Toute personne impliquée dans la fraude encourt des peines d’emprisonnement allant jusqu’à 15 ans de prison et une amende de 30 0000 DA.

PAR MILINA KOUACI
Le ministre de l’Education nationale Abdelhakim Belabed a tenu, lundi, un séminaire avec les directeurs de l’éducation par visioconférence consacré aux travaux de fin d’année et à la préparation de la prochaine rentrée scolaire. Le ministre de tutelle a, en effet, insisté sur l’impératif d’effectuer un suivi personnel et attentif sur le terrain des travaux de fin d’année, de prendre toutes les mesures qui permettent de réussir cette étape importante dans le parcours scolaire des élèves et de veiller à la préparation de la prochaine rentrée scolaire 2022/2023. Il a relevé à l’occasion, l’impératif d’appliquer avec rigueur la loi criminalisant la fraude aux examens et concours nationaux. Dans le but de préserver la crédibilité du bac et veiller à la consécration du principe d’égalité des chances, la tutelle a introduit des dispositions dans le code des procédures pénales criminalisant l’acte de la fraude. Les sanctions à l’encontre des fraudeurs sont passées, depuis 2020, de peines administratives à des peines judiciaires. Les fraudeurs encourent de lourdes peines d’emprisonnement allant jusqu’à 15 ans de prison ferme et 300 000 DA d’amende. Ces mesures répressives sont entrées en vigueur en 2020, lorsque des élèves et candidats ont été traduits en justice pour fraude et atteinte à l’intégrité des examens. D’ailleurs, la première condamnation à la réclusion ferme a été prononcée contre un élève pour avoir diffusé le corrigé d’un sujet d’examen du BEM sur son compte facebook.
Par ailleurs, dans le souci d’accompagner les candidats, Abdelhakim Belabed a ordonné l’ouverture des écoles aux candidats du BEM et du bac pour la révision. Dans un autre volet, le ministre a mis l’accent sur l’importance de parachever le processus de l’insertion des titulaires des contrats pré-emploi dans le secteur de l’éducation dans les délais impartis, en citant en particulier, les contractants désirant rejoindre le poste de superviseur de l’éducation dans le cycle primaire.
Concernant le baccalauréat artistique, le ministre a fait état de sa satisfaction du nombre d’élèves ayant exprimé leur souhait d’accéder à cette filière, en rappelant que leurs dossiers doivent être transmis à la direction de l’enseignement secondaire et technologique avant le 2 juin, soit avant la tenue de conseil d’orientation à la 2e année secondaire. <