PAR MILINA KOUACI
Triche, fuite ou diffusion de sujets, autant de pratiques devenues monnaie courante depuis l’avènement des TIC. Les cas de fraude et de diffusion de sujets attentent à la crédibilité des examens du bac et du BEM. A l’approche de ces deux rendez-vous nationaux importants, le ministère de l’Education nationale multiplie les déclarations pour rassurer les candidats des mesures prises pour garantir leur bon déroulement mais aussi mettre en garde contre toute forme de fraude et de tricherie et des sanctions encourues les fraudeurs.
Comme le ministère de l’Education, le ministère de la Justice tient au bon déroulement des examens nationaux. Le département de Abderrachid Tebi a annoncé, à son tour, une batterie de mesures dissuasives pour éviter tout acte de fraude ou de fuite, et ce, en instruisant les procureurs de prendre les mesures nécessaires pour prévenir et lutter contre la fraude et la fuite des sujets des examens, notamment à travers l’utilisation des technologies de l’information et de la communication.
Le ministère de la Justice a, en effet, adressé une note de service aux procureurs généraux près les cours de justice afin de procéder à l’installation d’une cellule de veille et de suivi au niveau de chaque cour, en vue de prévenir et de lutter contre la fraude et les fuites des sujets des prochains examens officiels, a indiqué jeudi un communiqué du ministère de la Justice. « Dans le cadre de la sécurisation du déroulement des examens officiels du mois de juin courant, le ministère de la Justice a adressé, mercredi, une note de service aux procureurs généraux près les cours de justice à l’effet de prendre les mesures nécessaires à la prévention et à la lutte contre la fraude et les fuites des sujets d’examens, notamment à travers le recours aux technologies de l’information et de la communication (TIC) », précise-t-on de même source.
La note souligne « la nécessité d’un traitement judiciaire strict à travers la poursuite pénale immédiate, et ce, en coordination avec les instances compétentes, à savoir les services de la Police judiciaire et l’Organe national de prévention et de lutte contre les infractions liées aux TIC ». « Il a été demandé aux procureurs généraux d’installer une cellule de veille et de suivi au niveau de chaque cour de justice placée sous leur autorité, avec pour membres le directeur de l’éducation, le chef de Sûreté de wilaya, le commandant du Groupement territorial de la Gendarmerie nationale, le chef de service régional de la Sécurité intérieure et toute partie concernée, en vue de prendre les dispositions et les mesures anticipatives pour suivre le bon déroulement de ces examens », ajoute le communiqué. Cette opération à pour objectif de « garantir la crédibilité des examens officiels », conclut la même source

Candidats et encadreurs appelés à respecter les heures d’ouverture officielle
Par ailleurs, le ministère de l’Education nationale attribue une demi-heure aux candidats pour rejoindre les centres d’examens à condition que le candidat soit muni d’un justificatif à présenter au centre de déroulement d’examen. Toutefois, le ministère recense des cas annuels de candidats exclus, à cause de leur arrivée aux centres d’examens après 8H30, soit après la distribution des sujets d’examen. A ce propos, le ministre de l’Education nationale Abdelhakim Belabed a appelé à la « discipline » et au respect de l’heure d’ouverture officielle des centres d’examen par les encadreurs et les candidats aux épreuves du BEM et du bac afin de garantir la réussite de ces deux rendez-vous nationaux, indique, vendredi, un communiqué du ministère.
Lors d’une conférence nationale par visioconférence des directeurs de l’éducation et des cadres de l’administration centrale, consacrée à la présentation des instructions et orientations à suivre pour garantir la réussite des différents examens nationaux et la préparation de la prochaine rentrée scolaire, le ministre a insisté sur « l’impératif de respecter les mesures relatives à ces deux examens nationaux et de sensibiliser les candidats notamment quant à la discipline et au respect de l’heure d’ouverture officielle des centres par les encadreurs et les candidats, outre les horaires d’entrée et la réglementation en vigueur », précise la même source.
Il s’agit également, selon le ministre, « d’assurer un climat propice aux candidats parmi les personnes aux besoins spécifiques et à ceux qui se trouvent dans des établissements hospitaliers ou dans des centres de réadaptation, tout en observant le protocole sanitaire en vigueur ». Pour la réussite de ces examens, le ministre a fait état d’une augmentation de 100 % de la valeur financière du repas au niveau des centres d’examen, de collecte et de correction et ce après accord du Premier ministre. n