Le calendrier des examens de fin de cycle moyen et secondaire au titre de l’année scolaire 2019/2020 est désormais fixé depuis hier par le ministère de l’Education nationale.

Il a rendu publiques les dates de déroulement des épreuves pour marquer la fin d’une année scolaire au cheminement particulier à cause du coronavirus qui a imposé la suspension des cours depuis le mois de mars.
L’examen du Brevet d’enseignement moyen (BEM) est programmé du 7 au 9 septembre alors que l’épreuve du Baccalauréat se déroulera du 13 au 17 septembre, a précisé le ministère de l’Education nationale, dans un communiqué publié sur son portail électronique.
Pour rappel, l’examen de 5e année primaire a été annulé, tandis que celui du BEM et du bac ont été reportés de juin au mois de septembre à cause du confinement sanitaire imposé suite à la propagation du coronavirus dans le pays.
La communication des dates des examens est de nature à aider les élèves à se fixer un plan de révision et de préparation qui sera sans doute impacté par les péripéties qui ont marqué le déroulement des cours pédagogiques jusqu’au mois de mars.
Les syndicats du secteur avaient salué l’annonce de fin de l’année scolaire et l’annulation de l’examen de 5e vu l’impossibilité du retour aux classes dans ce contexte d’épidémie.
Toutefois, le maintien du BEM a été toujours un point de discorde entre les syndicats et la tutelle.
Certains se sont montrés «sceptiques» quant au maintien du BEM et la date de son déroulement comme celui de l’examen du bac. C’est le cas de Sadek Dziri, président de l’Union du personnel de l’éducation et de la formation (Unpef) qui a fait part de ses craintes de voir les candidats succomber à un «éventuel relâchement scolaire» vu que les épreuves se dérouleront six mois après la rupture scolaire.
«Cette année scolaire et les épreuves de fin d’année resteront dans les annales», dit M. Dziri, qui rappelle que les élèves ont dû quitter les bancs de l’école le 12 mars, dans le cadre des mesures prises par le gouvernement pour endiguer la propagation du coronavirus.
Il trouve ainsi que les dates arrêtées pour les deux épreuves «ne sont pas favorables pour les candidats».
Ce dernier craint que le vide pédagogique conduira à un décrochage scolaire. Il préfère que les épreuves soient programmées à partir de la deuxième quinzaine de septembre. Un BEM en septembre prochain influerait «négativement» sur la psychologie des élèves et impacterait la prochaine rentrée scolaire
Une position partagée par Khaled Ahmed, président de l’Association nationale des parents d’élève (ANPE). «La fermeture des écoles a imposé un vide pédagogique qui pourra favoriser un échec scolaire cette année», estime Khaled Ahmed. Le président de l’ANPE trouve que «cette coupure prolongée avec l’école mène au décrochage scolaire». «Je crains qu’il y ait une déperdition scolaire, car sur le plan psychologique, les élèves ne sont pas préparés pour passer l’examen du BEM», dit pour sa part Boualem Amoura, président du Satef, qui prédit «un fort taux d’échec cette année».
Pour rappel, des syndicats comme le Cnapeste et l’Organisation nationale des parents d’élèves ont proposé aux autorités publiques de comptabiliser la moyenne des deux premiers trimestres et de revoir à la baisse la moyenne de passage au secondaire.