Le ministère de l’Education nationale tient à la bonne organisation des concours professionnels. Il a demandé aux directeurs de l’éducation d’aviser les candidats et organisateurs des textes juridiques régissant l’organisation des examens et concours nationaux. Les mêmes procédures juridiques relatives à la régularité des examens et concours seront exécutées.
Le ministre de l’Education nationale Abdelhakim Belabed a affirmé que les examens professionnels prévus demain se dérouleront dans le cadre des mesures juridiques garantissant la régularité des différents examens et concours, a indiqué le ministère dans un communiqué rendu public. Présidant par visioconférence les travaux d’une rencontre nationale des directeurs de l’Education, M. Belabed a insisté sur «la bonne organisation des examens professionnels prévus ce jeudi», assurant l’application «des mêmes procédures juridiques relatives à la régularité des examens et concours».
Le ministre a appelé, à la veille de l’organisation des épreuves du Brevet d’enseignement moyen (BEM) et du Baccalauréat, l’impératif d’appliquer avec rigueur la loi criminalisant la fraude aux examens et concours nationaux. Dans le but de préserver la crédibilité des examens nationaux et concours professionnels et veiller à la consécration du principe d’égalité des chances, la tutelle a introduit des dispositions dans le code des procédures pénales criminalisant l’acte de fraude. Les sanctions à l’encontre de toute personne impliquée et poursuivie pour délit «d’atteinte à l’intégrité des examens et concours» encourt de lourdes peines d’emprisonnement allant jusqu’à 15 ans de prison ferme et 300 000 DA d’amende. Ces mesures répressives sont entrées en vigueur, en 2020, lorsque des élèves et candidats ont été traduits en justice pour fraude et atteinte à l’intégrité des examens. Cette année, un nombre important de candidats, de travailleurs du secteur et autres ont été condamnés pour des faits liés aux tentatives de fraude, diffusion de sujet ou de corrigé de sujet.
Le concours professionnel concernera les censeurs de lycées, directeurs d’enseignement moyen, conseillers de l’éducation, superviseurs principaux de l’éducation, attachés de laboratoire. Cette conférence nationale a été consacrée, également, à la présentation «des orientations et consignes à observer pour achever les travaux de la fin de l’année scolaire 2021-2022 et préparer la prochaine rentrée». En prévision de la Conférence nationale prévue en ce mois de juillet, le premier responsable du secteur a donné des instructions aux directeurs de l’Education pour l’élaboration de rapports exhaustifs sur nombre de dossiers notamment le versement des arriérés financiers et budgétaires disponibles et la distribution du livre scolaire.
Le ministre de tutelle a, en effet, insisté sur l’impératif d’effectuer un suivi personnel et attentif sur le terrain des travaux de fin d’année, de prendre toutes les mesures qui permettent de réussir cette étape importante dans le parcours scolaire des élèves et de veiller à la préparation de la prochaine rentrée scolaire 2022/2023.