L’Etat continuera à honorer ses engagements envers les éléments de l’ex-garde communale, un corps de sécurité dissout en 2011. Selon le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, M. Noureddine Bedoui, qui s’est exprimé, hier, depuis la ville de Sétif, assurant de l’engagement des autorités à «répondre progressivement aux préoccupations des éléments de la garde communale».

«L’Etat accompagnera les éléments de la garde communale et les victimes du terrorisme et œuvrera à répondre à leurs préoccupations», a-t-il indiqué, lors d’une réunion tenue au siège de la wilaya en présence du ministre des Ressources en eau, M. Hocine Necib, et du ministre des Travaux publics et des Transports, M. Abdelghani Zaâlane.
«Ce soutien et cet accompagnement sont un principe fondamental pour l’Etat algérien et s’inscrit dans le cadre des orientations du président de la République Abdelaziz Bouteflika d’appuyer tous ceux qui ont soutenu l’Algérie durant la décennie noire», a-t-il assuré, soulignant que plusieurs acquis ont déjà été réalisés en faveur de cette catégorie. Qualifiant l’ex-garde communale de «grande famille des collectivités locales», M. Bedoui a indiqué que « 80 % des préoccupations des gardes communaux concernant le logement à l’échelle nationale ont été satisfaits». Il a ajouté que «l’Etat s’emploie, en concertation avec les représentants de la garde communale à l’échelle locale et nationale, à satisfaire d’autres préoccupations conformément à la feuille de route établie», assurant que «l’Etat témoigne respect et considération à cette catégorie qui a soutenu l’Algérie dans les moments où elle en avait besoin».
Des réunions régulières ont eu lieu entre les représentants de l’ex-garde communale et  les responsables du ministère de l’Intérieur.
Des rencontres qui ont permis de répondre à la plupart des préoccupations des ex-gardes communaux et d’instaurer un climat de confiance entre les parties après une période de confrontation de près de deux ans.  
De son côté, le délégué de wilaya de Sétif de l’ex-garde communale, Mohamed Amokrane Aït Hamlet, a souligné que les préoccupations essentielles de cette catégorie dans la capitale des Hauts-Plateaux sont relatives au logement, au travail et à l’accès aux crédits des dispositifs d’aide à l’emploi. Au cours de cette rencontre, une soixantaine d’ex-gardes communaux et des victimes du terrorisme ont été honorées. Des omras, des logements et des crédits Angem ont été attribués. Créée en 1994 pour lutter contre le terrorisme, la garde communale a été dissoute en 2011 par les hautes autorités suite à l’amélioration de la situation sécuritaire du pays. Mécontents de leur sort, les éléments de la garde communale ont mené plusieurs dizaines d’actions de protestation à travers le territoire national. S’estimant lésés par l’Etat, ils revendiquaient une meilleure considération à leurs sacrifices. Après plusieurs rencontres, des solutions ont été trouvées. Il s’agit essentiellement de l’intégration d’une partie des éléments de ce corps dans les rangs de l’ANP, de faciliter le départ en retraite pour les personnes dont l’âge se rapproche de 60 ans, de la mise en place des mécanismes de facilitation d’octroi de crédits pour lancer des projets, d’augmenter les primes des allocations aux ayants droit et autres.