Dans son rapport élaboré en janvier (2017), la Banque mondiale a établi des projections optimistes sur l’évolution des cours du brut pour 2017. L’institution maintient ainsi ses prévisions de prix du pétrole brut à 55 dollars le baril, en hausse de 29% par rapport à 2016.


Cela suppose, ajoute-t-elle, que les pays membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole ainsi que les producteurs non-Opep respectent les engagements pris dans le cadre de l’accord de l’Opep signé le 30 novembre dernier à Vienne. Pour le moment, la plupart des pays producteurs, l’Arabie saoudite en tête, se déclarent satisfaits de la mise en œuvre de l’accord en question. « Je suis satisfait, je suis optimiste et les marchés sont sur la voie d’un rééquilibrage, qui est en train de se réaliser », a ainsi affirmé le ministre de l’Energie d’Arabie saoudite, Khalid al Falih, il y a quelques jours. Le respect de l’accord a été « fantastique », a-t-il ajouté. Habituellement, relève-t-il, les pays hors Opep augmentent leur production pour compenser les baisses volontaires de l’Opep. Aujourd’hui, témoigne-t-il, nous assistons à des réductions volontaires des deux côtés. Environ 1,5 million de barils par jour de brut ont déjà été retirés du marché, avait-il indiqué.
Les 300 000 barils par jour restants, à ma connaissance, sont en cours, avait-il dit, rappelant qu’il tablait sur un respect à 100% de l’accord en février prochain. Un respect total de l’accord pourrait réduire les stocks mondiaux de pétrole d’environ 300 millions de barils et les ramener à leur moyenne sur cinq ans d’ici le milieu de l’année. Selon le ministre saoudien, il n’y a aucune surprise jusqu’ici en termes de demande ou d’offre d’autres sources; il n’y a pas de raison pour nous d’affirmer en janvier que nous avons besoin d’une réduction plus importante ou d’une période plus longue. Il est évident que le respect de l’accord permette aux marchés de se redresser progressivement. La tendance est à la hausse depuis fin 2016. Le prix du pétrole brut a déjà bondi de 10% au quatrième trimestre 2016, soit une moyenne de 49,1 dollars le baril, relève d’ailleurs la Banque mondiale dans son rapport. La reprise des prix a été ainsi perceptible, après l’accord conclu entre pays Opep et pays non-Opep qui ont décidé de retirer près de 1,8 million de barils par jour des marchés, une décision effective depuis le 1er janvier dernier. Les marchés continuent de se rééquilibrer, alors que les stocks mondiaux restent élevés, est-il mentionné dans ce document. Bonne nouvelle également dans les marchés gaziers. En effet, le dernier rapport de la Banque mondiale sur les matières premières (2017) avance que le prix du gaz naturel devrait grimper de 15% cette année.
La hausse des prix sera portée par une augmentation de 20% du prix du combustible aux Etats-Unis, y est-il noté. Effectivement, la demande intérieure américaine connait une forte hausse depuis plusieurs mois, tandis que la production est toujours insuffisante. Les experts de la Banque tablent également sur une hausse des exportations américaines. Les Etats-Unis constituent l’un des plus gros producteurs de gaz au monde et aussi l’un des plus importants consommateurs. Le rapport précise également que des augmentations de 5% et 10% du prix du gaz naturel sont attendues respectivement au Japon et en Europe.