Hier, au lendemain de la qualification de l’Italie pour la finale de l’Euro, sa première dans une grande compétition internationale depuis 2012, la presse transalpine s’en était donnée à cœur joie hier matin. Désormais, tout un pays attend de connaître le nom de son adversaire. Ce sera soit l’Angleterre ou le Danemark qui s’affrontaient hier soir à l’heure où nous mettions sous presse.
« Dio è italiano (Dieu est italien) ». Le Corriere dello Sport n’a pas fait dans la demi-mesure ce au lendemain de la qualification de l’Italie pour la finale de l’Euro, après sa victoire face à l’Espagne aux tirs au but. « Comme nous avons souffert, maintenant le rêve est à notre portée », a titré pour sa part le quotidien La Repubblica sous une photo des joueurs exultant après leur victoire mardi soir à Wembley.
« Ô merveille, la finale », titrait de son côté le quotidien romain Il Messaggero. « L’Italie nous offre une nuit magique, nous sommes en finale », s’est aussi réjoui Il Corriere della Sera. « Carramba, quelle Italie ! », s’est exclamé en première page le quotidien turinois La Stampa, qui met à profit la victoire des Azzurri pour rendre hommage à la reine de la télévision italienne Raffaella Carrà, décédée lundi, dont « Carramba » était l’une des émissions à succès.
La Gazzetta dello Sport enfin, le célèbre quotidien sportif de la péninsule, choisit un titre en espagnol à la simplicité éloquente: « Fiesta! ». Un choix qui résume bien l’euphorie provoquée à travers tout le pays par cette victoire. Mardi soir, la joie a explosé un peu partout en Italie, de Rome, où les drapeaux italiens ont été agités avec énergie dans un concert de klaxons, jusqu’à Milan ou Turin, où les tifosi étaient des milliers dans le centre-ville.