Les autorités russes ont assuré hier avoir pris toutes les mesures nécessaires contre le coronavirus lors des matches de l’Euro de football à Saint-Pétersbourg, où les contaminations sont reparties à la hausse cette semaine. Dans un pays très touché par la pandémie, l’organisation est incertaine même si les organisateurs ne s’en inquiètent pas.
«Nous sommes certains d’avoir pris toutes les mesures de sécurité face au Covid-19, nous n’avons pas peur», a affirmé Alexeï Sorokine, le directeur du Comité d’organisation de l’Euro-2020 dans la deuxième ville de Russie, lors d’une visite de presse. L’ancienne capitale impériale accueillera six matches de poules en juin et un quart de finale le 2 juillet dans son stade principal.

TAUX D’OCCUPATION LIMITÉ À 50%
Les organisateurs ont indiqué samedi que le taux d’occupation du stade serait limité à 50%. Les supporters devront par ailleurs présenter un test négatif récent au Covid-19 et porter un masque dans les tribunes. Les visiteurs étrangers munis d’un billet (Fan-Id) pourront, eux, entrer en Russie sans visa pour assister aux rencontres, selon les autorités russes.
Ces annonces interviennent alors que les cas de Covid-19 grimpent ces derniers jours à Saint-Pétersbourg. La ville a enregistré plus de 800 nouvelles contaminations quotidiennes vendredi et samedi, une première depuis fin mars.
Un hôpital temporaire destiné aux malades Covid-19 a ainsi été rouvert par les autorités locales, trois mois après sa fermeture en février.

UNE SITUATION SANITAIRE QUI INQUIÈTE
La Russie est l’un des pays les plus touchés par la pandémie. Selon l’agence des statistiques Rosstat, environ 250.000 morts lui étaient liés à fin mars, soit plus du double du bilan reconnu à ce jour par le gouvernement dans sa comptabilité quotidienne. Après un confinement national au printemps 2020, les autorités, pour préserver l’économie, ont mis en place des restrictions anti-Covid très limitées et l’essentiel d’entre elles ont été levées début 2021.
Mais des responsables se sont inquiétés ces dernières semaines d’une possible troisième vague, les contaminations repartant à la hausse, notamment à Moscou, alors que la campagne de vaccination patine face à la méfiance de la population.