C’est ce soir (20h) que la deuxième équipe qui animera, le 11 juillet prochain, la finale de la 16e édition de l’EURO sera connue. Le ticket sera disputé entre l’Angleterre et le Danemark à Wembley (Londres). Les Anglais auront l’avantage du terrain contre le cheval noir de la compétition. Les Danois sont loin d’être une victime résignée.

Par Mohamed Touileb
Après une entame de tournoi cauchemardesque avec l’incident Eriksen (arrêt cardiaque en plein match contre la Finlande) et deux défaites lors des deux premières sorties dans la phase de poules, le Danemark a pu signer une qualification miraculeuse pour intégrer le tableau d’élimination directe.

Prince Harry dans son royaume ?
C’est avec 3 points au compteur, décrochés après une victoire (4-1) lors de la 3e et dernière journée face à la Russie, que les Danois, qui ont terminé deuxièmes de leur groupe, ont pu prolonger l’aventure dans l’épreuve. Depuis le début de la 2e partie du tournoi, ils donnent l’impression de monter en puissance. Ils ont commencé par surclasser le Pays de Galles (0-4) en huitièmes de finale avant de se défaire de la République tchèque (2-1) en quarts. Dans le dernier carré, Yussuf Poulsen et ses camarades retrouveront des Anglais qui ont montré une solidité défensive extrême. En 5 sorties dans ce Championnats d’Europe des nations, ils n’ont jamais vu leurs filets trembler. Un sacré atout pour les « Three Lions » qui ont, de surcroît, retrouvé Harry Kane. L’attaquant vedette de Tottenham était resté muet lors des trois premiers tests. Cependant, depuis le début du « knockout stage », le « Spur » a pu frapper par 3 fois (1 en 1/8 et 2 en ¼). Concernant cette rencontre, celui qui est annoncé proche de signer avec Manchester City estime que « le Danemark est une grande équipe. C’est une demi-finale dans notre stade national et nous devons utiliser tous ces points positifs à notre avantage. Nous savons que si nous jouons comme nous le pouvons, nous aurons une excellente occasion d’atteindre une finale. Ça va être incroyable.»

Les Danois croient en l’exploit
Kane sait clairement que les conditions sont réunies pour que l’Angleterre devienne la treizième équipe différente à atteindre une finale d’EURO et le premier nouveau finaliste depuis la Grèce en 2004. Par deux fois, la sélection championne du monde en 1966 a échoué aux portes de la finale. La première était en 1968 quand la Yougoslavie l’avait dominée (1-0) et la seconde en 1996 lorsque les Allemands ont mis fin à l’aventure des Britanniques (1-1/5-6 t.a.b.)
Le fait d’avoir sorti l’Allemagne dès les huitièmes est peut-être un signe pour dire qu’il y a de la place pour changer le cours de l’histoire pour cette fois et aller au bout du conte de fée.
Mais l’adversaire du jour peut surprendre les protégés de Gareth Southgate. Il en a même l’intention quand on lit la déclaration du capitaine Simon Kjær. Le défenseur révèle que « nous avions un objectif avant de nous lancer dans ce tournoi et c’était de retourner à Wembley, mais je mentirais si je disais que nous serions OK avec une élimination en demi-finale.» La bataille s’annonce prometteuse. n