L’Allemagne est sortie très frustrée de sa défaite face à la France (0-1) et regrette que la rencontre se soit jouée sur un coup du sort « malheureux », à l’image d’un Joshua Kimmich qui estime que son équipe méritait beaucoup mieux. Joachim Low, lui, n’a pas voulu accabler ses hommes. Mais les voilà déjà sous une énorme pression.
Les Allemands l’ont de travers. Si la victoire des Bleus à Munich (0-1) a rappelé celle face à la Belgique en demi-finale de la Coupe du monde (1-0), la réaction des vaincus témoigne de la même frustration. Comme nos voisins du plat pays trois ans plus tôt, les champions du monde 2014 estiment que le score ne rend pas grâce au scénario du match. « Je dirais que nous n’avons pas été la plus mauvaise équipe, a confié Joshua Kimmich. Nous avons dominé le match et nous prenons un but très malheureux, a expliqué Joshua Kimmich. Des deux côtés, il y a eu relativement peu d’occasions de but. Nous aurions mérité un but. »
« On a réussi beaucoup de ce que nous voulions faire, c’était un bon match, nous n’avons pas eu moins d’occasions que les Français », a réagi de son côté Toni Kroos. Le milieu de la Mannschaft regrette que le match ait simplement basculé « sur un but malheureux. » « Ce but contre notre camp, neuf fois sur dix on aurait réussi à ne pas le prendre. Nous avons beaucoup contrôlé le match, on a vu très peu de contres des Français », a-t-il analysé.

LE MATCH CONTRE LE PORTUGAL VA VALOIR CHER
Ce sont pourtant les Bleus qui se sont montrés les plus dangereux avec le poteau d’Adrien Rabiot, les buts refusés par le VAR à Karim Benzema et Kylian Mbappé ou encore l’intervention limite de Mats Hummels sur le bolide de Bondy.
De l’autre côté, Hugo Lloris, contrairement à la demi-finale 2018 face à la Belgique, a vécu une soirée assez tranquille alors que les Allemands n’ont cadré qu’une seule frappe en 90 minutes. « Je ne peux pas faire de reproches à mes joueurs en matière de combat, nous avons gagné beaucoup de duels », a commenté Joachim Löw. Avant d’admettre : « Dans les 30 derniers mètres (en attaque) nous aurions pu faire un peu plus. »
« Le positif ? C’est qu’on est au niveau d’une top team, d’un favori du tournoi, a conclu Kimmich. Nous devons montrer au prochain match que nous sommes aussi des favoris ». En attendant, la réception du Portugal samedi laisse assez peu d’options aux hommes de Löw. Face à un autre favori à la victoire finale, l’Allemagne est déjà sous une énorme pression. Il va falloir vite digérer la frustration.