Voilà, maintenant, le flou qui régnait depuis samedi dernier s’est plus ou moins estompé. Tout au moins par rapport aux résultats officiels des élections législatives. Les vainqueurs sont ainsi ceux de 1997, 2002, 2007, 2012 et 2017. Est-ce vraiment surprenant ? La réponse est claire, aucunement. De par les «forces» qui se sont impliquées dans ces joutes électorales, la majorité ne devait pas échapper au FLN et au RND, sans oublier les islamistes. Pourtant, nombreux les analystes qui tablaient sur l’émergence d’une nouvelle «catégorie» dans l’échiquier, celle des indépendants. Même s’ils se retrouvent en seconde position (en nombre) derrière le FLN, il ne faut pas s’attendre à ce qu’ils puissent se transformer en un bloc uni. Il est plus que probable que de nombreux indépendants vont se retrouver à lever la main en même temps que les députés de l’ancien parti unique. Il y aura peut-être des voix discordantes, des îles au milieu de l’océan qui les entourera, mais ça ne pourrait, sans aucun doute, pas dépasser le stade du «bruit» et des «cris d’orfraie».
Donc, encore une fois, la «division» sera entre ceux qui sont présentés comme «nationalistes» ou «patriotes» et les autres de la mouvance islamiste.
Les «démocrates» ! La grande majorité a opté pour le boycott et, finalement, ils seront quasiment absents de l’hémicycle de Zighout-Youcef. Il y avait tout de même, pour tous ceux qui n’ont pas choisi d’opter pour la politique de la chaise vide, l’option de Jil Jadid. Toutefois, le parti de Djilali Sofiane n’aura pas tenu le poids devant toutes les adversités (du même camp) et les acquis des autres clans. Il faut bien le rappeler pour ceux qui restent encore surpris par les résultats de ces législatives, le FLN, le RND et le MSP, et les autres partis politiques qui ont pu récolter des sièges dans cette nouvelle Assemblée, ont tous des «noyaux» qui remontent à plusieurs années. Au-delà des accusations de fraude, la réalité du terrain est bien là. Les vainqueurs de ces législatives n’avaient qu’à mobiliser leurs troupes habituelles. Même pas besoin d’une campagne ardue pour récolter des voix. Ils n’ont eu à faire que peu d’efforts pour glaner des sièges. La configuration politique pour (et au sein de) ces partis n’a pas changé depuis le 22 février 2019.
Encore une fois, les spectateurs seront nombreux, leurs critiques encore plus, mais leur impact, comme d’habitude, presque inexistant.
Pour les cinq prochaines années, l’APN va, sauf grande surprise (très peu probable) donner un visage bien analogue à celui «affiché» lors des précédentes législatures. «Celui qui ne connaît pas l’histoire se condamne à la revivre». Marx avait (au moins sur ce «point») bien raison…