Les visites aux urgences pour tentative de suicide ont augmenté chez les adolescents durant la pandémie aux Etats-Unis, particulièrement chez les filles, selon des données publiées vendredi par les autorités sanitaires du pays, mettant de nouveau en lumière l’impact psychologique de la crise sanitaire sur cette tranche d’âge. «A partir de début mai 2020, le nombre de visites aux urgences pour des cas suspectés de tentatives de suicide a commencé à augmenter chez les adolescents de 12 à 17 ans, particulièrement chez les filles», ont écrit les Centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC), principale agence de santé publique du pays. Durant l’été 2020 (de fin juillet à fin août), le nombre de ces visites aux urgences chez les adolescents a augmenté de 22% par rapport à la même période en 2019. Puis durant l’hiver (de fin février 2020 à fin mars 2021), la hausse s’est encore accrue, s’élevant à 39% par rapport à 2019. Dans le détail, pour cette période hivernale, l’augmentation était de 50,6% chez les filles, contre 3,7% chez les garçons. Les CDC notent que les filles sont de façon constante plus susceptibles de commettre des tentatives de suicide. «Malgré tout, les résultats de cette étude montrent une détresse plus forte chez les jeunes filles que ce qui avait été jusqu’ici identifié par de précédents travaux durant la pandémie, ce qui renforce le besoin de prêter une plus grande attention à cette population, et d’exercer davantage de prévention», écrivent les CDC. «Les jeunes représentent un groupe à haut risque car ils ont pu être particulièrement affectés par les mesures» prises pour enrayer la pandémie, ajoutent-ils, citant notamment le manque de contact avec professeurs et camarades de classe, mais aussi l’augmentation de la prise de substances ou l’inquiétude liée à des problèmes d’argent dans les familles. Les facteurs déclarés ayant conduit à ces tentatives de suicide n’ont toutefois pas été examinés pour cette étude, précisent les CDC. Niger: dégradation de la situation sécuritaire dans le Sud-Est à cause des attaques jihadistes (ONU) NIAMEY, 11 juin 2021 (AFP) – La situation sécuritaire s’est dégradée dans la région de Diffa dans le Sud-Est nigérien, proche du Nigeria, où des groupes jihadistes mènent depuis 2015 des attaques meurtrières, ont alerté vendredi les Nations unies. «Entre janvier et juin 2021, neuf attaques conduites par des éléments présumés de groupes armés non étatiques (GANE) ont ciblé des positions des Forces de défense et de sécurité (FDS) respectivement à Diffa, Maïné-Soroa et Bosso, signe d’une dégradation de la situation sécuritaire le long de la frontière (avec le Nigeria)», indique un rapport le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU (Ocha), à Niamey. Selon, Ocha, la dernière attaque a visé le 5 juin la position militaire à la SONIDEP (dépôts de la société nigérienne de produits pétroliers), à l’Est de la ville de Diffa (200.000 habitants), la grande ville du Sud-Est. Un gendarme a été blessé, deux véhicules emportés et trois autres calcinés, selon l’agence onusienne. Les autorités locales attribuent généralement ces attaques à Boko Haram ou à l’Etat islamique en Afrique de l’Ouest (Iswap) issu d’une scission du groupe jihadiste Boko Haram. Depuis fin mai, les jihadistes mènent d’audacieuses attaques contre la ville de Diffa, selon les autorités. Outre les attaques, Ocha déplore «de nombreux incidents ciblant des civils» : enlèvements contre rançons, explosions d’engins improvisés qui «continuent d’être enregistrés» dans cette région.
Ainsi, les réfugiés arrivés à Chetimari, près de Diffa «varierait entre 7.000 et 13.500 personnes» avec «une proportion importante d’enfants non accompagnés» d’après les estimations onusiennes. La région de Diffa abrite selon l’ONU 300.000 réfugiés nigérians et déplacés, fuyant depuis 2015 les exactions des jihadistes. La région fait actuellement face à «de nombreux cas» de malnutrition chez les enfants, de rougeole et de méningite, selon l’ONU. Environ, 41 organisations humanitaires dont 11 Agences des Nations Unies interviennent à Diffa. n