Le président élu des Etats-Unis, Donald Trump dont l’investiture est prévue le 20 janvier prochain, a choisi l’ancien sénateur Dan Coats pour le poste de directeur du renseignement national.

M. Coats, 73 ans, est un conservateur traditionnel de l’Indiana, qui vient d’achever un mandat de six ans au Sénat. Il a été ambassadeur des États-Unis en Allemagne sous la présidence de George W. Bush. Donald Trump, qui a critiqué à plusieurs reprises le renseignement américain, avait également pensé au gouverneur du New Jersey, Chris Christie, pour le poste, mais celui-ci l’a refusé, dit-on auprès de l’équipe de transition du nouveau président. L’actuel directeur du renseignement national, James Clapper, a témoigné, jeudi, devant la Commission des forces armées du Sénat sur la question du piratage informatique de l’élection présidentielle américaine par la Russie. Un responsable ayant requis l’anonymat a dit selon Reuters espérer que Dan Coats, s’il est confirmé, puisse négocier «une trêve» entre la communauté du renseignement et le général Mike Flynn, ancien directeur du renseignement de la Défense (DIA), que Donald Trump a choisi pour être son conseiller à la sécurité nationale. Le choix de Dan Coats comme maître-espion permettrait de rassurer tous ceux qui soupçonnent une «indulgence coupable» du président élu envers la Russie de Vladimir Poutine, sachant que ce dernier avait qualifié Donald Trump de «personne haute en couleur»Le prochain directeur national de renseignement figure, en effet, parmi six sénateurs américains et trois responsables de la Maison-Blanche interdits de séjour en Russie par Moscou en 2014 », et ce, en représailles aux sanctions américaines après l’annexion de la Crimée. A l’époque, le sénateur s’était dit «honoré» d’être ainsi pris pour cible par le Kremlin. Le directeur du renseignement, dont le poste a été créé après les attentats du 11-Septembre coordonne l’activité des 17 agences de renseignement américaines, dont la CIA, le FBI ou la NSA. Le Wall Street Journal a affirmé que Donald Trump se préparait à une «refonte» des services secrets américains, réduisant les prérogatives du directeur national du renseignement. Nonobstant, ces allégations ont été vite démenties par Sean Spicer, porte-parole de Donald Trump, « ces informations sont fausses », a déclaré Sean Spicer lors d’une conférence de presse téléphonique.