Le président américain élu, Joe Biden, a nommé l’ardente partisane de l’élargissement du mandat de la mission de l’ONU au Sahara occidental (Minurso) aux droits de l’Homme, Samantha Power, au poste de directrice de l’Agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID), avec un rôle renforcé par rapport à ses prédécesseurs. Si le Sénat confirme sa nomination comme administratrice de l’Agence USAID, Samantha Power, ex-ambassadrice à l’ONU (2013-2017) et militante de la diplomatie humanitaire, siègera au sein du Conseil de sécurité nationale – signe de l’importance inédite que le démocrate Biden veut donner à ce dossier. Et elle sera la personnalité la plus connue jamais désignée pour ce rôle. « Samantha Power est une voix de la conscience et de la clarté morale mondialement connue, qui stimule et rassemble la communauté internationale pour défendre la dignité et l’humanité de tout le monde », a déclaré Joe Biden dans un communiqué. « En tant qu’administratrice de l’USAID, l’ambassadrice Power sera une force puissante en faveur des vulnérables, favorisant une nouvelle ère de progrès humain et de développement tout en faisant la promotion des intérêts américains », a-t-il ajouté. Selon des sources diplomatiques citées par le Elportal diplomatico, « la nomination de Power est un signe que la politique américaine envers le Sahara occidental adoptée par Trump a pris fin ». Aussi, selon les sources, la confiance accordée par Biden en les fonctionnaires faisant partie de l’administration Obama, pour occuper des postes clés, est une indication claire du changement de la politique étrangère américaine envers la question du Sahara Occidental ». L’un des aspects les plus connus de la ligne politique défendue par Power durant son passage à l’ONU, en ce qui concerne le Sahara occidental, est sa défense de l’extension du mandat de la Mission des Nations Unies pour l’organisation d’un référendum d’autodétermination au Sahara occidental (Minurso) aux droits de l’Homme dans les zones occupées par Maroc. Après son enfance en Irlande, cette immigrée devient journaliste de guerre et remporte le prestigieux Prix Pulitzer pour son livre de 2002 « A Problem from Hell », dans lequel elle critique la timidité américaine face aux génocides dans le monde. Elle soutient ensuite Barack Obama, qui la nomme ambassadrice des Etats-Unis aux Nations unies lors de son second mandat. En 2019, elle publie un nouveau livre publié en 2019, intitulé « The Education of an Idealist » (L’éducation d’une idéaliste). Samantha Power, 50 ans, doit succéder à l’administrateur par intérim de l’USAID John Barsa.