Les premières assises nationales sur «l’état de l’enfance en Algérie» dont les travaux ont pris fin mardi soir à Alger, ont été sanctionnées par plusieurs recommandations soulignant notamment l’importance de renforcer la législation relative à l’enfant et de mobiliser les moyens humains et matériels pour consacrer ses droits. Dans leurs recommandations, les participants aux sept (7) ateliers des assises ont mis l’accent sur l’impératif de mobiliser tous les moyens humains et matériels pour la consécration des droits de l’enfant dont la vie, l’école et la santé sans discrimination aucune et loin de toutes sortes de violence et de marginalisation. De nombreuses propositions ont été formulées à cet effet telles que l’élargissement des prérogatives de l’Organe national de protection et de promotion de l’enfance (ONPPE) à travers la création de délégations locales dans tout le territoire et l’association de l’ensemble des acteurs concernés. D’autres spécialistes ont plaidé pour la révision de la loi relative à la protection de l’enfant (2015) en y introduisant de nouvelles dispositions adaptées aux mutations en cours, en vue de garantir une meilleure prise en charge de cette frange. Ils ont insisté, par là même, sur la diversification des financements destinés aux programmes de protection de l’enfance. Pour le volet éducation, les intervenants ont appelé à revaloriser la prime de scolarité, la révision des programmes pour réduire la pression, et à accorder davantage d’intérêt aux activités extérieures, en sus de l’amélioration de la formation des enseignants. Sur le plan sanitaire, les participants ont relevé l’importance de fournir des statistiques annuelles officielles sur l’état de santé des enfants, ce qui permettra l’élaboration de stratégies adaptées à la réalité. D’autres spécialistes ont préconisé l’affectation d’hôpitaux spécialisés pour les enfants en vue de prendre en charge les patients atteints de maladies rares. Ils ont plaidé, dans ce sens, pour le développement de la santé scolaire et l’élaboration d’études sur les dangers de la consommation des drogues en milieu scolaire, tout en veillant au durcissement des lois pour protéger les mineurs contre ce fléau, outre la création de centres pour la prise en charge provisoire des enfants en détresse. Pour une exploitation optimale des technologies de l’information et de la communication (TIC), plusieurs participants ont suggéré la création d’un concours national dédié au meilleur contenu destiné aux enfants pour encourager les start-up à la production de programmes destinés à cette frange. Dans une allocution de clôture, la déléguée nationale à la protection de l’enfance, Mme Meriem Chorfi s’est engagée à œuvrer de concert avec le Gouvernement pour transmettre les préoccupations soulevées dans le but de protéger les enfants et de renforcer leurs droits. De son côté, la représentante du Bureau de l’UNICEF en Algérie, Soraya Hassan, a mis en avant les efforts de l’Algérie en matière de promotion et de protection des droits de l’enfant, réitérant la disponibilité de l’instance onusienne à accompagner notre pays dans sa stratégie visant le renforcement des droits de cette catégorie. Les enfants prenant part à cet évènement, premier du genre, organisé parallèlement à la célébration du 30e anniversaire de la ratification par l’Algérie de la Convention relative aux droits des enfants, ont été distingués à la fin des travaux.