Au lieu d’importer, produire et, après, exporter. Trois étapes qui prennent, pour une fois, un visage algérien avec le lancement officiel, hier, de la production du vaccin anti-Covid-19 de la firme chinoise Sinovac.
L’événement est de taille. Au-delà des discours officiels sur l’importance de ce projet, il y a des leçons à retenir. Il s’agit d’un investissement de dix milliards de dinars -selon les déclarations de Fettoum Akacem, PDG du groupe pharmaceutique Saidal-, déboursés en quelques petits mois (partenariat signé le 25 juillet dernier), dans la perspective d’atteindre une production de 96 millions de doses à la fin de l’année 2022. Une quantité qui va permettre à l’Algérie d’investir le marché africain. Un beau programme qu’il va falloir maintenant généraliser à tous les secteurs.
Ne plus importer, produire et, ensuite, exporter. Trois étapes qui ne peuvent pas et ne doivent pas concerner uniquement les vaccins anti-Covid-19. La facture d’importation de l’année dernière était tout de même de près de 28 milliards de dollars. Certes, c’est un chiffre qui est bien loin des 64 milliards de dollars enregistrés en 2014, mais cela reste toujours astronomique. D’autant que l’Etat se retrouve toujours à débourser et à très peu récolter en parallèle. Et quand les recettes sont évoquées, c’est évidemment le pétrole qui est « visé ». La crise perdurant depuis des années, il faut rappeler qu’en 2020, les rentrées des hydrocarbures représentaient 22 milliards de dollars. Des déficits qui s’accumulent d’année en année et dont les retombées sont toujours ressenties par les citoyens. Il suffit de voir les prix des produits alimentaires de première nécessité sur les marchés pour être édifié sur les énormes difficultés des familles algériennes à survivre.
Ne plus importer, produire et, ensuite, exporter. Trois étapes qui devront être imposées dans les cahiers des charges de tous les ministères et de toutes les institutions publiques.
Un minimum qui reste encore
à atteindre.