Six établissements pénitentiaires de milieu ouvert seront lancés à travers le pays, a affirmé lundi à Batna le sous-directeur à la formation et l’emploi des détenus à la direction générale de l’administration pénitentiaire et de la réinsertion, Abdelghani Amiar. Présidant à l’établissement de milieu ouvert de Boukaabène (commune d’Oued Chaaba) en compagnie du procureur général et du président de la cour de justice de Batna, la campagne de récolte d’olive aux établissements de milieu ouvert et ateliers agricoles relevant de l’administration pénitentiaire, Abdelghani Amiar a précisé que ces établissements se trouvent à Béni Slimane (Médéa), Loutaya (Biskra), Ain Lahdjar (Saïda), El Bayadh, Houari Boumedien à Laabadallah (Bechar) et Tiaret. Il est ainsi prévu la mise en valeur de plus de 5.000 hectares dont 1000 à Timimoune, 1000 à Chabounia (Médéa) et 400 à Ghardaïa, selon la même source qui a ajouté que le secteur pénitentiaire dispose de 26 exploitations agricoles dont 12 en milieu ouvert et 14 ateliers agricoles mitoyens à des établissements pénitentiaires qui exploitent 900 hectares employant 2.387 détenus durant l’actuelle saison. Les effectifs, a-t-il ajouté, de ces exploitations agricoles ont planté 100.632 arbres fruitiers et pratiquent la plasticulture, la culture de céréales, des fourrages et des plantes ornementaux ainsi que l’aviculture et l’aquaculture à Adrar au titre d’une expérience pilote. L’année passée a ainsi connu la production de 1000 quintaux d’orge, 400 quintaux de blé et 15.000 litres d’huile d’olive sous l’égide de l’Office national des travaux pédagogiques et d’apprentissage en tant qu’établissement public chargé de l’emploi de la main d’œuvre pénitentiaire. M. Amiar a mis l’accent aussi sur le rôle des partenaires dans la formation et l’encadrement de la main d’œuvre pénitentiaire relevant que le nombre de détenus inscrits pour la session d’octobre passé atteint 35.174 dans 132 spécialités et encadrés par 484 formateurs. Cette stratégie, a-t-il assuré, vise à assurer aux détenus des qualifications professionnelles et favoriser leur insertion sociale à la fin de leurs peines. La même source a indiqué qu’il est attendu que les détenus participent au travers de l’administration pénitentiaire et l’Office national des travaux pédagogiques et d’apprentissage au projet du barrage vert rappelant que cette catégorie a assuré entre 2013 et 2017 le reboisement de 3.400 hectares. La même occasion a permis de présenter les réalisations faites à l’établissement de milieu ouvert de Boukaabène qui s’étend sur 25 hectares dont 20 plantés d’arbres fruitiers en présence des représentants de plusieurs directions dont celle des services agricoles et de la station de pêche. n